Dix ans de réclusion criminelle pour avoir mis le feu au foyer parental

Dix ans de réclusion criminelle pour avoir mis le feu au foyer parental

C’était en 1988 que le bonheur a comblé le foyer de Abdellah et Samira. Ils ont mis au monde leur fils aîné, à qui ils ont donné le prénom de Mohamed. Ils étaient très contents. Seulement, tout a été chamboulé deux mois plus tard, puisque la mère, Samira est tombée malade. Et le destin a décidé de l’emporter au Ciel. En fait, Abdellah n’a pas pu se charger seul de l’enfant. C’est ainsi qu’il s’est marié avec une autre femme. Il a choisi une jeune fille, Hafida, qui souhaitait être une seconde mère pour Mohamed. Certes, lors des premiers mois, elle était vraiment une mère pour Mohamed, elle prenait soin de lui comme si elle était sa mère biologique. Au fil des mois, Hafida est tombée enceinte. Elle a accouché d’un enfant. Et c’était le début de l’abandon de Mohamed. Hafida mettait encore au monde des enfants au cours des années et Mohamed continuait à être marginalisé et abandonné à son propre sort. Même son père, Abdellah, ne s’intéressait plus à lui. Et le monde de la délinquance était à son attente. À son seizième printemps, Mohamed commettra sa première agression. Il était au centre- ville de Casablanca quand il a mis un couteau sous l’aisselle d’une jeune fille la menaçant de meurtre si elle ne lui remettait pas son téléphone portable et l’argent dont elle disposait. Seulement, quelques jeunes, qui les ont vus, ont sauvé la fille et ont immobilisé Mohamed et l’ont remis à la police. Il a été condamné à six mois de prison ferme. Relâché, son père ne voulait plus de lui. Il l’a chassé de la maison. Mohamed s’est retrouvé à la rue. Mais, en y passant quelques semaines, il est retourné chez son père pour l’obliger à l’accueillir. Mohamed est devenu très violent et cruel. Personne ne pouvait l’empêcher de faire quoi que ce soit. Depuis, il n’hésitait pas à violenter et à agresser quiconque. Même son père, sa belle-mère et tous ses proches. Son agressivité n’épargnait personne. C’est comme s’il se vengeait de tout le monde. Une agressivité qui lui a coûté, à quatre reprises, des peines d’emprisonnement allant d’un à trois ans. La dernière fois, le père Abdellah venait d’accomplir la prière d’Al-Ichaâ quand il est rentré chez lui. Son fils, Mohamed, lui a demandé  de l’argent. Le père a refusé de lui en remettre. Mais, il semblait que le fils avait déjà subtilisé une somme de cent dirhams du porte-monnaie de sa belle-mère. Il a acheté du vin rouge, de mauvaise qualité, chez un guerrab. Et il a commencé à s’enivrer dans la rue. Il était seul, sans compagnon. À un moment, il a commencé à insulter ses voisins du quartier. Hors de lui, son père est sorti pour le calmer. Mais en vain. Pire encore, Mohamed est devenu plus enragé. Il a même brandi un couteau et a commencé à menacer son père, sa belle-mère et ses frères. Son père a tenté de le calmer. Toujours en vain. Mohamed semble ne pas arriver à calmer ses nerfs. Surtout qu’il était sous l’effet de l’alcool. Tout d’un coup, il a saisi son père et lui a mis le couteau sous la gorge. Il le menaçait de meurtre devant tout le monde. Les voisins sont intervenus pour sauver le père. Celui-ci est allé aussitôt alerter la police. Quand il est retourné, il fut surpris par le feu qui ravageait son domicile. Les sapeurs-pompiers sont intervenus. Le feu a été circonscrit. Mohamed a été arrêté, ainsi que le marchand de boissons illégales, le guerrab qui lui a vendu du vin. Tous les deux ont été conduits devant la chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca. Si le second qui a comparu en état de liberté provisoire a été condamné à six mois de prison ferme, Mohamed, quant à lui, a été puni de dix ans de réclusion criminelle.

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