Échec du braquage d’une agence de transfert d’argent à Casablanca

Échec du braquage d’une agence de transfert d’argent à Casablanca

Nous sommes le jeudi 17 décembre. À 17 h, la rue Goulmima, angle rue Regraga, ex-Diderot, à Casablanca-Anfa, était occupée de personnes étrangères au quartier. Peut-être, il y a quelques habitants, employés et commerçants qui avaient remarqué un nouveau gardien de voitures aux alentours des deux rues, avec sa blouse bleu, un nouveau concierge de cet immeuble qui était assis sur une chaise à côté de l’ancien concierge, un nouvel employé dans un commerce situé au même lieu. Mais, aucun habitant ou client n’a demandé pourquoi ce changement de quelques personnes. En fait, même s’ils en avaient demandé, ils n’auraient pas la réponse réelle. Parce que ces jeunes hommes qui ont pris la place des anciens sont des policiers en mission. Ils y étaient depuis quelques jours. Ils menaient une surveillance minutieuse sur l’agence de transfert d’argent, Wafa Cash, qui se situe effectivement à la rue Goulmima, angle rue Regraga, ex-Diderot. Pourquoi ?
Depuis, plus une semaine, un indic est venu dévoiler aux policiers une importante information. Celle-ci faisait état qu’un gang se préparait pour effectuer un hold-up de l’agence de transfert d’argent. Aussitôt, des investigations policières ont été entamées. Des policiers ont porté les vêtements nécessaires pour devenir, au moins en apparence, des gardiens de voitures, des concierges, des commerçants…
Les investigations policières et les informations recueillies ont permis aux enquêteurs d’être rassurés que l’opération serait exécutée, ce jeudi 17 décembre. À quelle heure ? Aucune information. Mais, ils étaient sûrs qu’elle serait commise avant l’heure de la fermeture de l’agence. À ce propos, la tâche des policiers serait plus difficile. Les clients fréquenteraient encore l’agence et aucune information ne s’est infiltrée sur l’arme qui sera utilisée dans l’opération. Des armes blanches ou des armes à feu ?
Dès le matin de ce jeudi, les enquêteurs gardaient leur calme et leur sérénité tout en restant en alerte. Ils ne laissaient rien passer.11 h a sonné. Un jeune homme, qui semble être un Européen, est venu se tenir non loin de l’agence de transfert d’argent. Les enquêteurs l’avaient remarqué quand il a descendu d’une Clio, verte. Il était seul. Seulement, il a disparu quelques secondes plus tard. Avait-il l’intention de passer à l’acte ? Non. Il est venu juste pour contrôler les lieux.
Quatre heures plus tard à 15 h passées, le même jeune homme qui a effectué, le matin, un simple contrôle des lieux, est retourné pour se rassurer qu’il n’y avait pas de surveillance policière.
Et c’était 17 h 10. La même Clio verte s’est arrêtée juste à côté du trottoir donnant sur l’entrée de l’agence Wafa Cash. Deux jeunes hommes sont descendus dont l’un était celui qui est venu à deux reprises, le matin et l’après-midi. Ils ont regardé à gauche et à droite comme s’ils effectuaient un dernier contrôle des lieux. Et ils sont entrés dans l’agence de transfert d’argent. L’un d’eux s’est dirigé directement vers le caissier et l’autre s’est chargé de calmer les autres employés et les clients. Aucun bruit. Un ordre qui a été donné par les ravisseurs pour ne pas attirer l’attention de tous ceux qui sont en dehors de l’agence. Aussitôt, les enquêteurs ont fait irruption dans l’agence. Le duo a pris la fuite. Les enquêteurs les ont suivis en courant. Un policier a tiré vers en haut trois balles de sommation. Le jeune homme à l’allure d’un Européen s’est arrêté. Il a été épinglé. Il s’agit d’un ressortissant français, âgé de vingt-huit ans, qui est rentré au Maroc, en compagnie de son épouse, en novembre dernier. Tous deux occupaient une chambre dans un hôtel situé au boulevard Houphouët-Boigny au centre-ville. Quant à son complice, il est arrivé à prendre la fuite. Mais, les enquêteurs le recherchent activement.

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