El Jadida : Il tue celui qui a brisé son rêve

El Jadida : Il tue celui  qui a brisé son rêve

Nous sommes le jeudi 9 mai. Au box des accusés, à la chambre criminelle près la Cour d’appel d’El Jadida, se tient ce jeune de dix-huit ans qui rêvait d’être un grand footballeur dans les rangs d’une grande équipe. Il était d’ailleurs un élément brillant au sein de l’équipe junior du Difaâ Hassani El Jadidi (DHJ). Malheureusement il a commis, en juillet 2012, un crime contre un ressortissant anglais, âgé de soixante-cinq ans.

En effet, notre adolescent qui se tient à la barre se rappelle toute l’histoire, dès le début de sa première rencontre avec l’Anglais, jusqu’au jour «J». Il la raconte sans hésitation aux trois magistrats qui l’interrogent.

Leur histoire commence, il y a deux ans, quand l’adolescent jouait au football sur la plage avec ses amis. Le ressortissant qui se baladait et profitait des rayons du soleil ne pouvait s’empêcher d’admirer notre adolescent qui courait à droite et à gauche avec le ballon et dribblant avec une belle technique ses collègues. Quand le joueur a terminé le match, il s’est approché de lui pour le féliciter et le rassurer qu’il est un bon joueur qui pourrait donner plus s’il avait l’occasion d’aller ailleurs, au-delà de la Méditerranée.

C’était justement le rêve que caressait notre adolescent qui a pensé que l’occasion s’est présentée puisque le ressortissant anglais lui a proposé de l’aider à aller en Angleterre pour rejoindre une équipe de football. L’adolescent, issu de douar Chouiref dans la commune Moulay Abdellah, a accepté, ce même jour, de prendre un café chez le ressortissant anglais. Une fois chez lui, l’Anglais est arrivé à convaincre l’adolescent de partager avec lui le même lit. Depuis, ils couchaient ensemble sans que le ressortissant anglais tienne sa parole. Enfin, l’adolescent a décidé de rompre sa relation avec l’Anglais qui a commencé à le menacer de publier leurs photos et vidéos sur Youtube. Craignant que l’Anglais ne mette ses menaces à exécution, l’adolescent a pris une décision radicale : le liquider.

Le jour «J», l’adolescent a rejoint l’Anglais qui l’attendait chez lui. Rapidement, il a saisi un objet en fer et lui a donné des coups à la tête. Il lui a mis après un oreiller sur le visage jusqu’il ait rendu l’âme. Et il a pris, ensuite, la poudre d’escampette. Une semaine plus tard, la police judiciaire est arrivée à l’identifier et l’épingler.
Verdict : 20 ans de réclusion criminelle.

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