Elle ne cède pas à ses avances, il la viole

À son vingt-sixième printemps, Redouane est encore au chômage. Un chômage qui ne l’encourageait pas de rester les bras-croisés. Au contraire, Redouane n’hésitait pas à se débrouiller pour gagner sa vie. Pour lui, c’était mieux, que de tendre la main à ses parents pour recevoir quelques dirhams. Ni l’alcool, ni la drogue n’ont excité sa curiosité lors d’un moment de faiblesse. Il avait dix ans quand Samira, sa voisine au quartier Mokhtar Soussi, à Sidi Othmane, Casablanca, a vu le jour. Certes, il ne se souvient pas de cet événement qui n’intéressait que la famille de Samira. Mais, il se rappelle qu’il l’avait croisée à maintes reprises quand elle a commencé à sortir de chez elle pour jouer avec ses voisines. Sérieuse, Samira s’intéressait à ses études corps et âme. Son objectif était d’arriver à poursuivre ses études jusqu’au bout, décrocher un diplôme universitaire et arriver à avoir un emploi lui permettant de gagner dignement sa vie. Encore mineure, elle ne pensait pas encore entretenir une relation amoureuse avec un jeune homme. Certes, elle remarquait ses collègues qui sortaient et bavardaient avec des jeunes hommes et qui passaient même des moments entre leurs bras. En fait, elle n’en a jamais pensé les imiter. Bref, elle était absorbée par ses études. Mais qu’est-ce qui lui est arrivé dernièrement ?
Son cartable à la main, elle retournait de son collège quand elle a entendu quelqu’un lui chuchoter à l’oreille : «Je t’aime et je souhaite entretenir une relation avec toi…».
Quand elle s’est tournée, elle n’en croyait pas ses yeux, il s’agissait de Redouane , son aîné de dix ans. Elle est alors rentrée chez elle sans lui adresser la parole. Le lendemain, il lui a barré le chemin et lui a fait la même proposition. Et à chaque fois, elle lui tournait le dos. Cela n’a pas pour autant empécher Redouane de baisserles bras. Il gardait espoir que la jeune fille lui cèdera. En vain.  Dernièrement, vers 10 h du matin, il était en face d’elle quand elle venait de terminer la séance matinale et sortir du collège. Il ne lui a pas adressé la parole, mais il a suivi ses pas. À quelques mètres du collège, il l’a attrapée, lui a glissé un couteau sous les aisselles et l’a menacée de meurtre si elle ne l’accompagnait pas sans faire de bruit. Craignant d’être tué, elle lui a cédé. Dans un coin donnant sur l’autoroute, il l’a violée durant une heure avant de la libérer dans un état lamentable. Une plainte a été déposée par la mineure et Redouane a été arrêté et traduit devant la justice. Une justice qui ne réparera jamais ce que Samira a perdu.

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