Elle tue son amant qui lui demande d’avorter

Elle tue son amant qui lui demande d’avorter

Accusée d’homicide volontaire avec préméditation et guet-apens, de débauche et d’outrage à la police judiciaire en faisant de fausses déclarations, elle risque une lourde peine d’emprisonnement.

«Je ne l’ai pas tué, M. le président. C’est lui qui s’est suicidé en s’enfonçant un couteau dans le ventre», se disculpe-t-elle tout en se lamentant. C’est la même réponse qu’elle avait donnée, une fois arrêtée aux enquêteurs de la police judiciaire de la ville de Khénifra.

Elle leur a affirmé que bien qu’elle soit une prostituée, elle était, depuis cinq ans, en relation amoureuse avec lui. Il la rejoignait de temps en temps à la chambre qu’elle louait avec les voisins pour coucher avec elle. Elle l’a appelé, la dernière fois, par téléphone le sollicitant de la rejoindre, a-t-elle précisé aux enquêteurs au début de son interrogatoire. Ils ont bu trois bouteilles de vin rouge. L’alcool est vite monté à la tête et les malentendus n’ont pas tardé à se créer et qui rapidement ont laissé la place aux insultes.

A un moment donné, toujours selon les déclarations de la mise en cause devant les éléments de la PJ, son amant a pris un couteau et l’a enfoncé dans son propre ventre. Elle a pris l’initiative de le lui arracher, a-t-elle ajouté, avant d’alerter les éléments de la protection civile. Une version des faits qui, on pouvait s’en douter, était loin de convaincre les fins limiers. Pressée de questions, elle est passée aux aveux affirmant qu’elle était bel et bien la meurtrière. Pour quel mobile ? Enceinte, elle l’a sollicité de reconnaître son enfant. Mais en vain.

La nuit du crime, il lui a demandé d’avorter. Mais, elle lui a expliqué qu’elle tenait à son bébé. Armé d’un couteau, il a commencé à la menacer de meurtre si elle ne s’en débarrasse pas au plus vite. Laissant tomber sans le vouloir son couteau, la femme s’est précipitée pour le prendre et lui asséner un coup au niveau de la poitrine, le cou et l’épaule gauche.

Perdant connaissance, il a été évacué vers les urgences où il est passé de vie à trépas.
Verdict : 20 ans de réclusion criminelle.

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