Elle tue son époux avec la complicité de son amant

Elle tue son époux avec  la complicité de son amant

Avec le ruban sécuritaire jaune, les éléments de la police judiciaire de la ville bloquent, ce samedi 30 janvier, toutes les issues donnant sur l’une de ses ruelles pour empêcher les badauds de s’approcher de la maison où vient d’être commis un crime de meurtre ignoble.

Tout d’un coup, les fourgons arrivent. Les policiers en descendent tout en entourant une jeune femme qu’ils conduisent vers l’un des domiciles du quartier pour la reconstitution du meurtre qui a coûté la vie à son mari, et ce avec la complicité de son amant qui est également conduit vers la même scène du crime.

A l’intérieur de sa chambre à coucher, cette jeune épouse montre aux policiers comment elle a liquidé, la nuit du jeudi 29 janvier, son mari, tailleur de son état, âgé d’une trentaine d’années. Elle leur montre comment elle l’a tué en lui fracassant la tête avec une grosse pierre alors qu’il se plongeait dans un profond sommeil.

En effet, elle venait, il y a deux mois, de se marier avec le pauvre tailleur alors qu’elle entretenait, depuis qu’elle était chez elle à Saïdia, une relation amoureuse avec un jeune homme qu’elle aime follement. D’abord c’est lui qui est venu à son aide pour se débarrasser du cadavre de son mari lequel jouissait d’une bonne réputation. En la rejoignant, tous deux ont déposé le cadavre dans les toilettes. La nuit tombée, ils ont mutilé le visage du défunt avant de le jeter sur la terrasse d’un four traditionnel. Puis ils sont retournés chez eux pour nettoyer la scène du crime. Le matin, les voisins ont découvert le cadavre et ont alerté la police.

Moins d’une douzaine d’heures, les enquêteurs de la PJ sont arrivés à tirer l’affaire au clair. C’est l’épouse qui l’a tuée avec la complicité de son amant. Pour quel mobile ? Amoureuse folle de ce jeune homme, elle s’est retrouvée obligée, par son frère, à se marier avec ce tailleur. Un mariage qui devenait chaque jour pour elle un véritable calvaire.

Et le moyen d’y mettre fin et se la couler douce avec son bien-aimé était toute simple : liquider le mari. L’amant, comme on pouvait s’en douter, a acquiescé. Et le dessein machiavélique a été mis à exécution.

Dimanche, les deux amants ont été traduits devant le parquet général près la Cour d’appel de Meknès.

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