Elle tue son ex-mari et le découpe en morceaux

Elle tue son ex-mari et le découpe en morceaux

Les enfants ramassent, ce matin du dimanche 18 avril, des escargots juste à côté de l’Oued Samsa qui traverse le périmètre urbain de la Colombe Blanche, Tétouan. Tout d’un coup, l’un deux recule comme s’il avait vu un cobra qui s’apprêtait à l’attaquer. Puis, il retourne vers ses copains,  leur demande de le rejoindre. Pourquoi ? Il se tait. Puis, il les appelle une fois encore. Ils le rejoignent en courant. Perturbés, ils restent bouches bées. Pourquoi ? Ils découvrent le tronc d’un être humain. L’information arrive chez la police judiciaire de la ville. Les limiers de la PJ et de la police scientifique et technique se dépêchent sur les lieux. Ils constatent une partie du cadavre. Une opération de ratissage dans les environs permet aux enquêteurs d’un découvrir d’autres parties du corps et les effets vestimentaires de la victime. Mais la découverte de son téléphone portable semble être la plus importante. Puisqu’elle a facilité l’identification de la victime. Il s’agit d’un divorcé, Azzouz, âgé de soixante-dix ans, qui demeure au quartier Toubola. Les enquêteurs regagnent  son domicile et y entrent. Des taches de sang qui maculent les escaliers mettent la puce à l’oreille des enquêteurs. Ils soupçonnent sa femme. Ils l’arrêtent, la conduisent au commissariat de police et la soumettent aux interrogatoires. Bref, elle avoue être la meurtrière. Âgée de soixante-sept ans, T. B est une contrebandière qui a mis au monde dix enfants dont quatre sont décédés et trois séjournent en Espagne. De coutume, elle entretenait de sa famille. Alors que Azzouz n’était qu’un chômeur qui passait son temps à fumer du kif. Au fil du temps, ils sont arrivés à construire un R+1 situé au quartier Toubola. En fait, ce bien immobilier était la cause de la discorde qui a plané sur la vie conjugale du couple. L’épouse a affirmé aux enquêteurs qu’elle a financé toute la construction de leur maison, mais elle a préféré l’enregistrer au nom de son mari. Seulement, celui-ci a décidé de la  léser. Il la menaçait de la jeter à la rue. Malgré l’intervention de la famille et même de leurs enfants qui sont devenus des pères de famille, la relation entre les deux époux se dégradait de jour en jour au point qu’il sont arrivés au divorce en 2008. Mais, ils sont restés dans la même maison. Azzouz occupait le premier étage au moment où elle demeurait au rez-de-chaussée. Un mauvais voisinage qui ajoutait au fil des jours de l’huile sur le feu de la haine que chacun ressentait envers l’autre. Pire encore, Azzouz l’a menacée de la jeter à la rue. À ce propos, il a recouru à la justice. Puisqu’il disposait de tous les documents nécessaires pour prouver l’ acquisition de ce domicile. Et enfin, la chambre qui statue sur ces dossiers relatifs aux évacuations des biens immobiliers près le Tribunal de première instance de Tétouan a jugé l’affaire en sa faveur. Depuis, il a entamé la procédure de l’exécution du jugement pour l’évacuer et la mettre à la rue. Que devait-elle faire ? Se venger de lui. Nous sommes le samedi 17 avril, quand elle l’a croisé dans les escaliers de leur domicile. Elle lui a reproché d’avoir entamé la procédure d’exécution de son évacuation. Les reproches ont cédé la place aux injures et insultes, puis à l’usage des mains. Des coups de poing entre les deux ex-époux ont fini par un drame. Comment ? T.B a disparu pour quelques secondes pour réapparaître avec une hache à la main. Quand elle était en face de lui, elle lui a saisi son sexe avec sa main gauche. Après, elle lui a donné plusieurs coups de hache. Et enfin, elle a découpé son corps pour disperser ses parties dans quelques endroits de la ville et est retournée chez elle comme si rien ne s’est passé.

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