Elle tue son mari en mettant le feu à sa chambre à coucher

Elle tue son mari en mettant le feu à sa chambre à coucher

«Il y a le feu, au secours…».
Des appels de secours ont réveillé, cette nuit du samedi 20 février, les habitants du quartier El Fath, à Sidi Bennour d’un sommeil profond. Que se passe-t-il ? Du feu au premier étage d’une maison. «Mon mari est à l’intérieur», criait Ghazala qui tenait par sa main droite son unique enfant âgé de dix ans tout en sanglotant à chaudes larmes. Un jeune homme courageux n’a pas hésité à y entrer pour sauver le mari, âgé de soixante-quatre ans. Seulement, le jeune homme qui a disparu pour quelques secondes à l’intérieur de la maison a réapparu tout en criant: «Il a été brûlé». Les éléments des sapeurs-pompiers se sont dépêchés sur les lieux pour éteindre l’incendie. Les fins limiers de la sûreté provinciale y étaient déjà et ont déjà entamé le constat d’usage. Le feu a été éteint. Jaâfar a été brûlé. Et tous les meubles qui étaient dans les chambres du premier étage ont été détruits. Ghazala tenait toujours son unique enfant tout en gémissant. Elle ne savait à quel saint se vouer. Les voisins tentaient de la consoler. C’était en 1994 que Jaâfar l’a choisie comme épouse et ce, après avoir divorcé d’avec sa première femme. En fait, Ghazala ne voulait pas au début l’épouser. Mais, les pressions familiales l’ont obligée à céder. Elle était à son vingtième printemps et il était âgé de quarante-huit ans. Un grand écart d’âge ! Mais, elle n’avait pas le choix. Pire encore, Jaâfar était un ivrogne et un violent. Il ne pouvait pas passer une nuit sans consommer sa dose en vin rouge. Et une fois sous l’effet de l’alcool, il devenait un monstre, sans pitié. Il la violentait, la menaçait de meurtre, la violait… À ce propos, elle a porté plainte à trois reprises devant le procureur du Roi près le tribunal de première instance de Sidi Bennour. Cependant, à chaque fois, sa famille intervenait pour qu’elle les retire. Et le mari semble n’avoir jamais l’intention de changer de comportements. Au contraire, quand il a pris sa retraite, il y a quatre ans, il est devenu très violent. Non seulement envers sa femme, mais également contre son enfant. Et le voilà qu’il a perdu la vie  d’une façon tragique. S’agit-il d’une mort accidentelle ou criminelle ? Les limiers avaient des doutes qu’elle soit accidentelle. D’abord, ils ont remarqué une bonbonne de gaz dans la chambre du défunt. Ensuite, ils ont remarqué un bidon de cinq litres qui semble avoir été rempli d’un liquide non encore identifié. Les funérailles ont été célébrées. L’épouse a reçu les condoléances de ses voisins, de sa famille et de ses proches. Elle sanglotait sans cesse. N’a-t-elle pas pu supporter la mort de son mari, qu’elle soit veuve à trente-cinq ans et que son garçon soit orphelin à son enfance ? Mais, les enquêteurs n’ont pas cru ses larmes. Pour eux, elle était la première suspecte. Ils l’ont surveillée après les funérailles. Et ils ne l’ont interpellée que le mardi 23 février. Depuis le matin, elle niait avoir la moindre explication pour l’incendie, ni la mort de son mari. Seulement, elle n’a pu garder ses forces après une vingtaine d’heures d’interrogatoire. Et elle a craqué.  «Je ne pouvais plus supporter ses comportements, sa violence envers moi et mon enfant… L’idée de le tuer n’est pas récente, elle remonte à une année», a-t-elle affirmé aux enquêteurs. Le jour, son fils lui a acheté cinq litres d’essence. La nuit, quand
le mari était plongé dans un profond sommeil après avoir ingurgité sa dose en vin rouge, elle a décidé de passer à l’acte. Elle a aspergé la chambre située au premier étage en essence, elle y a déposé une bonbonne de gaz pour faire croire que l’incendie est survenu suite à une fuite de gaz et elle a mis le feu. Après elle est sortie en compagnie de son enfant et a commencé à demander secours.

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