Elle tue son mari qui la maltraitait

Elle tue son mari qui la maltraitait

Il y a à peine deux mois qu’ils se sont mariés. Et pourtant, leur vie conjugale est devenue rapidement insupportable. En fait, cet homme qu’elle a épousé ne l’a connu qu’après avoir contracté l’acte de mariage.

Le cœur de cette jeune femme de trente-et-un ans était pris par un jeune homme qu’elle a rencontré à maintes reprises dans sa ville natale, Saïdia, quand elle vivait encore sous le toit du foyer parental. Mais dans sa famille il n’est pas question d’amour mais de préserver l’honneur de la femme. Comment ? En la mariant à l’homme qu’ils choisissent. Effectivement, son frère a pris l’initiative et lui a désigné comme époux l’un de ses amis, un peintre de bâtiment, qui demeure à Azrou. Après la nuit des noces, elle l’a rejoint au quartier Sidi Assou, à Azrou, tout en regrettant d’avoir abandonné, forcée, son bien-aimé à Saïdia.

Cependant, elle s’est dit qu’elle pourrait s’adapter à sa nouvelle situation de femme au foyer qui doit s’occuper de son mari et de sa vie conjugale si elle trouve l’environnement convenable et l’époux compréhensif. Mais, loin de là. Elle s’est retrouvée en face d’un mari agressif qui n’hésitait pas à la violenter pour un oui ou un non. Le regret des moments passés aux côtés de son bien-aimé n’en était que plus grand. C’est pourquoi elle n’hésitait pas à converser avec lui par téléphone de temps à autre. Cependant l’agressivité de l’époux augmentait au fil des jours à tel point qu’elle a pris une décision radicale : le tuer. Une décision qu’elle a vite mise à exécution. Elle a choisi une grosse pierre lui permettant de faire le nécessaire.

La nuit, alors qu’il plongeait dans un profond sommeil, elle a saisi la pierre et lui a asséné un premier coup au niveau de la tête. Il a émis un cri strident. Elle lui a donné alors un deuxième coup, puis un troisième pour arriver au septième coup. Et pour se rassurer qu’il a bien rendu l’âme elle a mis enfin un oreiller sur son visage. Elle a téléphoné ensuite à son bien-aimé pour lui expliquer que son mari possède une grande somme d’argent et qu’elle est prête à l’aider en lui versant une somme de 20 mille dirhams. Plein de joie, il l’a rejointe à Azrou. Il a été surpris tout d’abord que sa bien-aimée l’ait conduit jusqu’à chez elle au quartier Sidi Assou.

Et pourtant, il a suivi ses pas à l’intérieur de la maison. Tout à coup, il est resté planté à sa place en voyant le cadavre du défunt gisant dans une mare de sang. Que s’est-il passé ? Elle lui a raconté l’histoire tout en lui expliquant qu’elle n’a pas pu vivre sans lui. L’amant a placé le cadavre à l’intérieur des toilettes avant de nettoyer le domicile. Vers 1 h du matin, il a mis le cadavre sur son épaule et l’a jeté sur la terrasse d’un four qui s’éloigne de la scène du crime d’une quarantaine de mètres. Le lendemain matin, il a rebroussé chemin tout en laissant derrière lui sa bien-aimée qui a téléphoné à son beau-frère lui expliquant que son frère n’a plus donné, depuis la veille, signe de vie.

Le cadavre a été découvert et l’enquête policière a révélé qu’elle est l’auteure du crime avec la complicité de son amant. Tous deux ont été traduits devant la chambre criminelle près la Cour d’appel de Meknès. Dernièrement, elle a été condamnée à 30 ans de réclusion criminelle, alors que son amant a écopé de 5 ans.

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