En intervenant pour sauver une femme, il laisse sa peau

En intervenant pour sauver une femme, il laisse sa peau

D’habitude, Fatna se réveille très tôt le matin. Cette mère de famille, la quarantaine, prépare le petit déjeuner et le déjeuner à ses enfants et sort quotidiennement de chez elle, vers 05h30, pour aller travailler dans une ferme.
Nous sommes à Taroudant. Six heures du matin sonne. Fatna est déjà sur son chemin vers la ferme. Seule, elle essaie d’aller très vite surtout qu’il n’y a personne dans la rue. Tout d’un coup, elle remarque un jeune homme qui vient vers elle. Elle essaie d’accélérer son rythme de marche. Le jeune homme persiste à la suivre et à adopter la même vitesse. Il la rejoint enfin et la saisit par le bras droit pour l’obliger à s’arrêter. Il lui pose un couteau au niveau des côtes et lui demande de lui remettre tout ce qu’elle porte sur elle. Perplexe et médusée elle le fixe sans mot dire. Ensuite l’agresseur lui lance un violent coup de poing au visage. Elle lance un cri strident. Le malfrat tente de prendre la fuite. Elle crie encore demandant du secours tout en s’accrochant à son agresseur. Celui-ci lui assène un autre coup. Alors qu’il s’apprête à décamper il se retrouve face-à-face avec un jeune homme qui vient défendre la femme. Le jeune homme le surprend par un coup de poing au visage. Le malfrat surpris par l’audace du jeune homme, il réplique par un coup de poing. Mais le jeune homme le surprend et réussit à le mettre à terre. Le malfrat se relève, et dans tous ses états se saisit d’un couteau et avance vers le jeune homme. Celui-ci ayant vu l’arme à la main du malfrat a tenté de reculer pour se sauver, mais l’agresseur ne l’a pas raté. Il lui a donné un coup de couteau au niveau de la poitrine. Le jeune crie et tombe par terre, gisant dans une mare de sang et passe, en quelques secondes, de vie à trépas. La femme ne croit pas ses yeux, s’effondre elle aussi. Le malfrat prend la poudre d’escampette. Alertés, les éléments de la police judiciaire de la ville se dépêchent sur les lieux. Le procureur du Roi près le Tribunal de première instance les rejoint. Le cadavre a été évacué vers la morgue de l’hôpital régional El Mokhtar Soussi pour être autopsié. Des investigations ont été entamées et le meurtrier a été arrêté quelques heures plus tard.

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