Faits divers : Devant les regards de sa fillette de deux ans, il tue sa femme à coups de hache

Faits divers : Devant les regards de sa fillette de deux ans, il tue sa femme à coups de hache

Le mariage nécessite, sans aucun doute, l’amour, l’entente et la responsabilité. Trois piliers qui ne maintenaient pas la relation conjugale entre Omar et Faïza. Tous deux sont issus du même douar, El Ksasfa, dans la région de Fès. Ils n’étaient que des voisins. Bien qu’ils fussent adolescents, nul n’a attiré l’attention de l’autre et nul n’a aimé l’autre. Chacun avait son propre monde, loin de l’autre. D’abord, Faïza ne fréquentait que les filles de son âge et n’entretenait aucune relation avec un garçon du douar. Quant à Omar, son aîné de trois ans, il ne passait son temps qu’en compagnie des jeunes garçons depuis qu’il a arrêté d’aller à l’école. Bref, ils n’avaient aucun contact comme si l’un demeurait loin de l’autre. Au contraire, leurs parents entretenaient une relation amicale très spéciale. C’est pourquoi ils attendaient le moment opportun pour partager leurs propres mondes pour devenir une seule famille. Un rêve qui ne pourrait être réalisé que par un seul moyen, à savoir le mariage de leurs enfants encore célibataires, Omar et Faïza. À son seizième printemps, Faïza s’est retrouvée sous le même toit avec Omar. Dès le premier jour, les problèmes ont été déclenchés. Car Faïza s’abstenait de partager avec son mari le même lit. Ne sachant quoi faire avec un homme qui avait l’intention de la dénuder, elle fuyait pour rejoindre ses parents. Mais, après l’intervention de sa mère, elle a fini par lui céder et de le laisser faire. En conséquence, une petite fille a été mise au monde. Et c’était le début des accrochages. N’ayant pas l’intention de chercher un emploi, son père le menaçait de l’expulser de la chambre qu’il lui avait procurée. Omar faisait semblant de n’avoir rien entendu. Son père ne lui envoyait plus sa part du petit déjeuner, du déjeuner et du dîner. Omar se débrouillait pour avoir de quoi vivre en compagnie de sa femme et leur petite fillette. Parfois, il recourait à sa belle-famille, d’autres fois à ses amis et proches. Les accrochages entre lui et sa femme montaient crescendo. Son père perdait toute patience. Il a fini par le chasser de la chambre. Omar, sa femme et leur unique enfant étaient à la rue. Aucun proche, ni ami n’avait l’intention de les accueillir. Il a emprunté quelques centaines de dirhams et il a loué une chambre avec voisins. À chaque semaine, il trouvait une grande difficulté à trouver de quoi subvenir aux besoins vitaux de sa femme et sa fillette. Et à chaque fois, il recourait à l’endettement. C’était le dimanche 24 juillet. Omar est sorti le matin pour retourner chez lui en début d’après-midi. À sa femme, il a demandé le déjeuner. Faïza lui a expliqué qu’elle n’avait pas de quoi le préparer. Il ne l’a pas cru arguant qu’elle avait quelques dirhams que sa mère lui avait remis le matin. Hors d’elle, Faïza lui a demandé d’aller chercher un emploi pour s’occuper effectivement d’elle et de leur fillette. Quant à lui, il l’a accusée d’être comme un mauvais sort qui a chamboulé toute sa vie. Faïza n’a pas, de sa part, tenu sa langue. Elle l’a traité de paresseux qui profite de la générosité des autres. Entendant ces injures, Omar a perdu tout contrôle de ses nerfs. Il est sorti de sa chambre pour saisir une hache qui était près de la porte. Il est retourné chez sa femme et lui a asséné, sans pitié, deux coups à la tête. Le sang a touché la fillette qui était à son deuxième printemps. Et Omar a été arrêté et traduit devant la chambre criminelle près la Cour d’appel de Fès.

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