Fin d une bande qui semait la terreur à Casablanca

Fin d une bande qui semait  la terreur à Casablanca

C’est un coup de maître que les éléments de la police judiciaire du district de Hay Mohammadi-Aïn Sebaâ, épaulés par les limiers de la PJ préfectorale à Casablanca, viennent de réaliser la semaine dernière en démantelant une bande composée de dix personnes dont trois jeunes femmes. Certes, l’arrestation de ces malfrats n’était pas facile puisqu’ils ne sont tombés dans les filets de la police qu’après avoir commis plusieurs crimes. «Ils ont commis presque quatre-vingt crimes», a affirmé le chef du service de police judiciaire préfectorale de la capitale économique lors de la présentation des voyous à la presse, jeudi dernier, dans les locaux du district de Hay Mohammedi-Aïn Sebaâ. Leur dernière opération remonte à dimanche 16 décembre. Il était 18h30 quand un jeune homme venait de descendre de sa voiture, une Golf IV, au quartier Aïn Sebaâ. Portant son sac, il s’apprêtait à aller à un club de sport. Mais pas plus de deux pas, loin de sa voiture, il sent une main le saisir par le cou. Puis surpris par un coup de poing au visage il perd l’équilibre et tombe par terre. Le sang coule de son nez. «Vite, vite, donnes-moi les clés de la voiture ou je te tue», lui a dit rapidement le malfrat qui a brandi un couteau qui ressemblait à une épée. Il lui  donne aussitôt un coup au niveau de sa tête. Le jeune homme jette les clés par terre. Le gardien du club entendant des cris est sorti pour voir ce qui se passait. Lui aussi a reçu un coup de couteau. Un autre malfrat rejoint le premier, prend les clés, se dirige vers la Golf pour l’ouvrir et démarre à toute allure. Le premier malfrat monte dans une autre voiture, une Peugeot 107, à bord de laquelle il y avait ses amis qui montaient la garde. Et les deux voitures s’évanouissent dans la nature.
«De la même manière les membres de la bande ont déjà volé plusieurs autres voitures», a expliqué le chef de la PJ du district Hay Mohammadi-Aïn Sebaâ. Chez les membres de la bande, les limiers ont saisi onze voitures, tous fruits du vol à main armée. «Ils ont même cambriolé plusieurs bureaux de tabacs, des publiphones, des cafés, ainsi qu’ils ont agressé plusieurs personnes», a ajouté le même responsable. Les enquêteurs ont également saisi plusieurs armes blanches. Les mis en cause ont été traduits, vendredi dernier, devant le parquet général près la Cour d’appel de Casablanca.

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