Fin de cavale pour un meurtrier

Fin de cavale pour un meurtrier

Tout est possible pour les éléments de la brigade criminelle de la gendarmerie royale de Youssoufia qui ont reçu une information faisant état que le meurtrier séjourne à Beni Ensar, à une douzaine de kilomètres de la ville de Nador.

C’est pourquoi ils ont décidé, ce mardi 16 juin 2015, de s’y rendre pour se rassurer qu’il s’agit bel et bien du meurtrier qui a disparu depuis deux ans et demi. En y arrivant, ils ont coordonné avec leurs collègues de la gendarmerie royale et de la police judiciaire de Nador. Effectivement, il a été épinglé, le lendemain, mercredi 17 juin, dans un marché de la ville. Au départ, il a donné une fausse identité aux flics. Mais, son jeu a été dévoilé pour qu’il soit soumis à un interrogatoire plus serré et lâcher le morceau. Il a avoué être le meurtrier qu’ils recherchent depuis deux ans et demi.

Âgé de vingt-neuf ans, il est né dans une famille indigente de la région de Chamaïa. Après deux ans sur les bancs de l’école, il a rejoint le monde de l’emploi alors qu’il était encore mineur. D’un berger, il est devenu, au fil du temps, boucher. Malheureusement, il a tout abandonné pour rejoindre le monde des clochards qui lui a coûté à deux reprises des peines d’emprisonnement pour possession et consommation de drogue et tentative de viol. Cependant, il n’a jamais imaginé commettre un meurtre. C’est du moins ce qu’il a avoué aux gendarmes quand il a été arrêté. Pour lui, tout est passé très vite. Ivre, après avoir bu de l’eau-de-vie, il s’est rendu, cette nuit du 18 janvier 2013, à la pension Rahal, située au quartier Souika.

Son propriétaire et gérant a accepté de l’y laisser passer la nuit contre une somme dérisoire. Entrant dans une chambre, il a remarqué un quinquagénaire qui plongeait dans un profond sommeil. Il a commencé à fouiller dans ses poches mais il n’y avait pas le moindre sou. Le quinquagénaire s’est réveillé en sursaut et a remarqué le jeune homme qui fouinait encore dans ses poches. Il s’est apprêté à demander secours. Mais, en essayant de le faire taire, il lui a donné deux coups de couteau pour finir par l’égorger comme un mouton.

Après quoi, il a couru en dehors de la chambre pour croiser le gérant, le menacer avec un couteau et lui subtiliser un billet de cent dirhams avant de prendre la poudre d’escampette, direction la gare routière pour prendre l’autocar à destination de la cité ocre. Il y est resté quelques jours pour emprunter le chemin vers Tanger dans l’intention d’émigrer clandestinement vers l’Europe. Après l’échec de deux tentatives, il a réussi dans la troisième.

En se cachant dans un camion, il est arrivé en Espagne. Huit mois plus tard, il est tombé malade. Il a subi une opération chirurgicale dans un hôpital espagnol, et ce avant d’être refoulé. Sur le sol de la mère patrie, il a donné une fausse identité aux policiers et ils l’ont relâché.
Le vendredi 19 juin, le mis en cause a été conduit vers la scène du crime pour une reconstruction des faits.

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