France : il égorge une secrétaire et blesse trois personnes

Yé Kuing, inscrit en deuxième année de sociologie est brutalement passé du statut d’étudiant étranger un peu bizarre et menaçant à celui de meurtrier de Sylvie Brazès, 49 ans secrétaire du service de sociologie qui se trouvait sur sa route ce matin-là dans la salle de photocopie de la Faculté des lettres. Quelques secondes plus tard, C’est Julie, la fille de la secrétaire, elle-même étudiante en sociologie et qui connaissait l’étudiant qui a découvert le corps inanimé, ensanglanté plusieurs fois touché à la carotide de sa propre mère. Les témoins de l’agression au couteau de boucher de la secrétaire de l’université de Perpignan (Pyrénées-Orientales) parlent tous d’une scène d’horreur d’une rare sauvagerie. «Nous étions en réunion du conseil dans la salle d’à côté. Nous avons entendu les cris de Sylvie en train de se faire égorger. C’était les cris de quelqu’un qu’on était en train de tuer. Lorsque nous avons surgi, l’étudiant s’acharnait sur un de ses professeurs qui avait tenté de le ceinturer par-derrière et qui se trouvait au sol. Il a été grièvement blessé au visage, aux bras et aux jambes. Un enseignant vacataire a ensuite réussi à désarmer l’agresseur qui a finalement été maîtrisé par des étudiants». Originaire de Shenyang dans la province du Lianoning au nord-est de la Chine, Ye Kuing était arrivé en France en mars 2005 pour entamer un cursus universitaire en sociologie. En novembre dernier, il avait fait l’objet d’un signalement de la part de certains de ses professeurs. À la fois pour des propos menaçants et aussi pour des faits de harcèlement sur les jeunes étudiantes. «Il était étrange, solitaire. Il restait à l’écart. Il ne se mêlait pas aux autres étudiants» raconte Jean-Luc un des étudiants de deuxième année de sociologie. Après avoir été placé en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire, le meurtrier présumé a été examiné par un psychiatre. Ce dernier a diagnostiqué une «abolition du discernement». L’agresseur a été transféré dans un établissement spécialisé.  Des bougies et des fleurs ont été déposées devant le bâtiment où s’est déroulée l’agression.

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