France : infanticides, les recherches se poursuivent

De nouvelles mais vaines recherches ont eu lieu mardi à l’ancien domicile d’une Française soupçonnée d’avoir tué huit de ses nouveau-nés à Villers-au-Tertre (nord), a indiqué à l’AFP le parquet de Douai. Ces fouilles effectuées dans le jardin où avait été retrouvés les deux premiers corps fin juillet, à l’ancien domicile de la mère, Dominique Cottrez, 45 ans, ont cessé en fin de matinée, sans rien révéler de nouveau. «Ces recherches ont confirmé qu’il n’y avait pas d’autres corps dans l’ancien domicile», a indiqué Etienne Thieffry, vice-procureur de la République de Douai. Aide-soignante de profession, Dominique Cottrez avait été emprisonnée et inculpée fin juillet pour «homicides volontaires sur mineurs de moins de 15 ans» dans la plus grande affaire d’infanticides connue en France. L’affaire avait démarré par la découverte de deux corps de nouveau-nés dans des sacs plastique enfouis dans l’ancien domicile des parents de la mère, où elle a elle-même vécu jusqu’à son mariage. Six nouveaux corps avaient ensuite été découverts dans le garage de la maison où elle vivait avec son mari. Les enfants sont nés entre 1989 et 2006-2007. Durant son audition par les enquêteurs, Dominique Cottrez avait nié avoir enterré les deux premiers enfants retrouvés sous terre, «un point important de l’enquête», avait indiqué récemment une source judiciaire. Selon l’avocat de la mère, cinq ou six des infanticides sont susceptibles d’être prescrits en raison de l’ancienneté des faits. En matière criminelle, le délai de prescription en France est de dix ans. Son mari, Pierre-Marie Cottrez, charpentier, n’a pas été inculpé et a été laissé en liberté. Il a assuré aux enquêteurs qu’il n’avait pas connaissance des grossesses de sa femme.

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