France : les attaques contre les DAB s’intensifient

Une nouvelle opération spectaculaire à la voiture-bélier a été commise mardi contre les distributeurs automatiques de billets (DAB) d’une agence bancaire au 111 du boulevard Soult à Paris (XIIe), huit jours après une attaque identique dans le même arrondissement, à quelque 1.500 mètres de là, au 41 de la rue de Wattignies. Dans les deux cas, les malfaiteurs ont pris la fuite à pied, visiblement sans argent, après avoir incendié le véhicule volé, qui a fait office de bélier, pour effacer toute trace (ADN ou empreintes digitales). En 2009, au moins 62 attaques contre des DAB – un record historique – ont été enregistrées par l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO). Ce type de criminalité, apparu il y a une dizaine d’années, a accompagné l’installation des DAB qui sont désormais quelque 50.000 en France et qui peuvent contenir chacun jusqu’à 100.000 euros. 55 attaques ont été enregistrées en 2008. Des statistiques, portant sur les attaques perpétrées entre janvier et septembre 2009, révèlent que 77% d’entre elles l’ont été par des véhicules-béliers et 20% contre le dabiste à l’entrée, à l’intérieur ou à la sortie du local abritant le distributeur. Face à ces attaques, les banques mettent en place progressivement des parades. Des potelets (petits poteaux d’acier plantés moins de deux mètres devant le DAB) peuvent gêner la projection de la voiture dans la façade du distributeur. Autre mesure passive, le renforcement des murs tout autour du DAB, pour empêcher les malfaiteurs d’accéder dans le local derrière le DAB où les dabistes approvisionnent en billets les distributeurs. Des parades actives sont également possibles. En cas de choc, de puissants fumigènes se déclenchent automatiquement et noient sous une épaisse fumée opaque le DAB gênant ainsi les malfaiteurs. Depuis 2007, plusieurs centaines de DAB d’une banque mutualiste de l’est de la France ont été équipés de capteurs qui détectent toutes les agressions (arrachages, ouvertures à l’explosif et par liquides ou gaz de neutralisation des systèmes de sécurité). En cas de choc, une encre indélébile macule en quelques dixièmes de secondes l’ensemble des billets tandis qu’une alarme sonne dans une centrale de sécurité.

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