France : Octuple infanticide, les filles vivantes de la meurtrière présumée sont de son mari

Lors d’une audition par la juge d’instruction Céline Marilly la semaine dernière à Douai, Dominique C. avait évoqué des faits d’inceste qu’aurait commis à plusieurs reprises son père -décédé en 2007- de l’âge de huit ans jusqu’après son mariage. Mme C., une aide-soignante aujourd’hui âgée de 46 ans, avait justifié les infanticides par la crainte que les bébés soient de son propre père, affirmant avoir également des doutes pour la plus jeune de ses filles vivantes. «L’analyse génétique concernant les deux filles vivantes (du couple) nous est parvenue vendredi soir. Leur père est bien Pierre-Marie, et non pas le père (de Dominique C.). Le résultat a été communiqué aux deux jeunes femmes», âgées d’une vingtaine d’années, a précisé une source judiciaire. De précédentes analyses avaient déjà confirmé la paternité de Pierre-Marie C. pour six des huit bébés tués. Un doute subsiste cependant sur les deux autres, faute d’ADN de qualité suffisante. Les affirmations de Dominique C. sur sa relation incestueuse avec son père ont apporté un nouvel éclairage à l’instruction, alors que les avocats des époux C. mettaient en avant la thèse du déni de grossesse pour justifier les actes de la mère, comme dans l’affaire des époux Courjault qui avait défrayé la chronique en Corée du Sud en 2006. Dominique C. avait été mise en examen et écrouée fin juillet 2010 pour «homicides volontaires sur mineurs de moins de 15 ans». L’affaire avait démarré en juillet 2010 par la découverte de deux corps dans des sacs en plastique enfouis à l’ancien domicile des parents de Dominique C., où elle avait elle-même vécu avant son mariage.
Six autres corps avaient ensuite été découverts dans le garage de la maison où elle vivait avec son mari.

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