France : opération commando contre un fourgon blindé

Une dizaine d’hommes, des explosifs, cinq véhicules dont une jeep et un camion: une véritable opération commando a été lancée lundi contre un fourgon de transport de fonds dans le sud-est de la France, qui s’est soldée par le vol de plusieurs millions d’euros. L’attaque du fourgon de la société Sazias, qui se rendait à la Banque de France dans la ville de Toulon, a eu lieu dans la matinée près d’Aubagne et n’a pas fait de blessés.
Selon Eric Pernet, un responsable de Sazias, le fourgon était assuré pour huit millions d’euros mais les malfaiteurs n’ayant fait exploser que deux coffres sur quatre, ils n’ont pu voler au maximum que quatre millions d’euros. Le procureur de la République de Marseille, Jacques Dallest, a fait état d’un «commando d’une dizaine d’hommes», «manifestement très organisé». «Ils ont ouvert le fourgon à l’explosif, ça suppose de gros moyens», a-t-il indiqué, avant d’ajouter qu’ils «ont pris la fuite à bord de plusieurs véhicules et plusieurs sont en train de brûler actuellement». Selon Mickael Maurid, un employé d’une entreprise voisine qui a vu la scène, les malfaiteurs ont dans un premier temps tiré une roquette sur la porte arrière du fourgon avant d’utiliser des explosifs. Ils se sont fait passer pour des policiers à l’aide d’un véhicule avec gyrophare. Selon Eric Pernet, les malfaiteurs sont arrivés dans cinq véhicules dont un camion et une jeep qui ont été brûlés sur place, a rapporté une journaliste de l’AFP. Le fourgon était équipé de la dernière technologie de protection «double-peau». Les malfaiteurs se sont emparés des armes des convoyeurs et se sont fait remettre le butin. Une fusillade a ensuite éclaté à l’arrivée sur les lieux de la police qui a essuyé des rafales de Kalachnikov. Les braqueurs ont réussi à prendre la fuite et le plan anti-hold-up a été déclenché, avec l’appui notamment d’un hélicoptère.
Véritable mode au début des années 2000, avec plus d’une vingtaine d’attaques en moyenne, les braquages de fourgons ont considérablement diminués ces dernières années, selon les statistiques du ministère de l’Intérieur (quatre attaques en 2005, trois en 2006 et 2007, deux en 2008).

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