France : ouverture du procès du présumé dépeceur de Pantin

Le procès d’un homme accusé d’avoir assassiné puis découpé sa femme en morceaux en 2005 à Pantin, ce qu’il nie, s’est ouvert mardi devant la cour d’assises de la Seine-Saint-Denis, en France. Mongi Sghaier, 55 ans, détenu à Fleury Merogis, est jugé pour l’assassinat de son épouse Nadia Mazouzi, dans la nuit du 6 au 7 novembre 2005. La veille de la disparition de celle-ci, ses deux fils, nés d’un premier mariage, avaient entendu une dispute entre leur mère et leur beau-père. Ce dernier leur a ensuite annoncé que celle-ci était partie et ne reviendrait pas. Il leur a par ailleurs interdit de se rendre dans la cave de la maison. De leur côté, des proches de Mme Mazouzi s’étonnaient du fait que M.Sghaier se montre peu inquiet après la disparition de sa femme et qu’il semble surtout affairé à effectuer des travaux dans la cave.
Dix jours après la disparition de Mme Mazouzi, en fouillant la cave du pavillon, les enquêteurs ont finalement découvert, sous 60 cm de béton, des morceaux de cadavre d’une femme, répartis dans seize sacs-poubelle. Les tests ADN ont ensuite confirmé qu’il s’agissait de l’épouse de Mongi Sghaier. Selon l’autopsie, sa mort est due à une plaie cervicale par arme blanche, suivie d’un dépeçage. M. Sghaier a été mis en examen en avril 2006 pour l’assassinat de son épouse, mais il ne reconnaît pas les faits et accuse un cousin de la victime. «Je suis innocent», a-t-il répété mardi devant la Cour. Il a décrit Mme Mazouzi comme une femme «difficile», «agressive», qui le trompait. Il reconnaît s’être disputé le 6 novembre au soir avec elle à propos de leur maison, puis avoir «participé à cacher le corps», sous «les menaces» du cousin de son épouse.
Selon M. Sghaier, ce cousin aurait voulu tuer sa femme après qu’elle lui a dit qu’elle ne voulait plus travailler avec lui à la fabrication de faux documents d’identité. Ce proche de Mme Mazouzi a été mis hors de cause lors de l’enquête. Le verdict doit être rendu vendredi.

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