France : Trente ans de réclusion pour le meurtrier de Djamila

Au juge d’instruction, Christian C. a raconté comment il a, en août 1998, dépecé et réparti dans des sacs poubelles le cadavre de sa compagne, Djamila. Le reste a été dévoré par ses chiens, soit cru, soit cuit ! Battue, humiliée, maltraitée, elle n’a eu qu’un bonheur : sa fille Lisa. Après la séparation du couple, le seul objectif de cette mère était de la récupérer. Elle allait en obtenir la garde quand Lisa qui n’a plus de famille, sauf un père en détention, vit un dilemme. Elle a l’espoir qu’il n’est pas coupable, mais souhaite qu’il reste en prison. C’est en 2006, huit ans après les faits présumés, que la fille du couple, âgée de deux ans à l’époque, raconte à une juge pour enfants un cauchemar récurrent dans lequel elle voit son père tuer sa mère d’un coup de couteau. Christian C. était alors mis en cause pour avoir agressé sexuellement sa fille. Alertés, les gendarmes de la section de recherches de Nîmes, qui enquêtent déjà depuis quelques mois sur la disparition de la mère, survenue en 1998, procèdent, en vain, à de nombreuses investigations, dans la région du Vigan, mais aussi sur tout le territoire national.
Entendu en décembre 2008, Christian C. reconnaît dans un premier temps avoir tué son ex-compagne d’un coup de couteau, dix ans plus tôt, avoir découpé le corps en plusieurs morceaux, en avoir jeté une partie dans des conteneurs publics, avant d’en faire dévorer le reste par ses chiens. Les gendarmes procèdent alors à de nombreuses expertises scientifiques, dans la maison du couple, mais aussi sur des terrains appartenant au suspect, sans pour autant retrouver la moindre trace, ni du corps de Djamila, ni des chiens dont ce dernier affirme s’être séparé. Quelques semaines après ses aveux, Christian C. se rétracte devant un juge à qui il explique avoir avoué le crime dans le seul but de pouvoir rejoindre la cellule de la prison dans laquelle il était alors incarcéré pour l’agression sexuelle de sa fille. Celle-ci, âgée de 15 ans aujourd’hui, s’est constituée partie civile et a pris place mercredi matin dans la salle des assises aux côtés de ses avocats. Christian C. encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

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