France : un homme tue son bébé parce qu’il pleurait trop

Jean-Jacques Robert, un homme d’origine malgache aujourd’hui âgé de 41 ans, doit répondre à de multiples violences infligées à sa compagne et à ses quatre autres enfants. Après la mort de son fils Malik, l’accusé avait d’abord expliqué aux enquêteurs que l’enfant était mort à la suite d’une chute dans l’escalier de leur maison à Rambervillers (Vosges). Un mois plus tard, la compagne de Jean-Jacques Robert expliquait en garde-à-vue que l’accusé avait violemment frappé la tête du bébé contre le mur du salon, parce qu’il ne supportait plus ses pleurs. Elle avait alors décrit Jean-Jacques Robert comme un homme alcoolique et violent, qui n’hésitait pas à la frapper à coups de crosse de revolver ou à l’attacher à une chaise, en demandant à leur fils de six ans de la frapper. Les enfants du couple ont confirmé aux enquêteurs les violences et sévices que leur faisait subir leur père, ainsi que les coups portés sur la tête de Malik, le soir des faits. Mis en examen et placé en détention provisoire, Jean-Jacques Robert avait avoué qu’il avait exhumé la dépouille du nourrisson du cimetière de Rambervillers, puis l’avait à nouveau enterré à Clux (Saône-et-Loire), sur l’une de ses propriétés, «pour des raisons d’ordre mystique», selon le magistrat qui a instruit le dossier. L’accusé avait également pris l’habitude de marquer des signes cabalistiques ou le chiffre sept sur le front de Malik «qu’il considérait comme un prophète», avait expliqué aux enquêteurs la mère du bébé. Depuis son incarcération, Jean-Jacques Robert s’est montré particulièrement violent envers ses co-détenus et le personnel pénitentiaire. Il s’est également automutilé, pour ne pas avoir enterré Malik «selon le rite malgache». L’accusé encourt une peine de réclusion criminelle à perpétuité.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *