France : Un père accusé d’avoir tué ses trois enfants

Cet ouvrier sans histoire avait tenté de mettre fin à ses jours après son geste. Poursuivi pour «meurtres sur mineurs de 15 ans», il encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Le 28 décembre 2007, à 05H00 du matin, des voisins entendent des cris dans leur immeuble de trois étages situé dans une résidence de Bornel (Oise), à 35 km de Beauvais. Ils alertent les pompiers qui découvriront les corps ensanglantés et sans vie de trois enfants à leur domicile. Deux garçons et une fillette, âgés respectivement de 7, 5 et 2 ans, ont succombé après avoir reçu plusieurs coups de couteau. Le père suspecté de les avoir tués est retrouvé sur le parking de l’immeuble, blessé lui-aussi par plusieurs coups de couteau. Touché au niveau de l’artère fémorale, de la jugulaire et du cœur, l’homme a tenté de se suicider. Il est conduit à l’hôpital, ainsi que la mère des enfants, âgée de 30 ans, indemne mais très choquée.«Mon client a été pris d’un coup de folie. Il venait d’apprendre la nuit précédente que sa femme avait un amant et voulait le quitter», a indiqué son avocat, Me Benoît Varin. «Aujourd’hui encore, il est totalement abattu, inconsolable. Il dit lui-même que la sanction qui lui sera infligée par la justice ne sera rien en comparaison de ce qu’il endure depuis ce 28 décembre 2007», rapporte Me Varin. Selon le procureur-adjoint de Beauvais, Luc Pelerin, «on est dans une société où chaque fois que quelqu’un commet un acte criminel, on plaide le coup de folie, c’est un peu facile. Les choses sont souvent plus compliquées qu’il n’y paraît», estime-t-il. La famille était considérée comme sans histoire à Bornel où elle résidait depuis un an. Le drame avait choqué les 3.500 habitants de la commune. Outre la personnalité de l’accusé, l’un des principaux points examiné au procès sera le rôle de la mère dans le déroulé des faits. Selon son témoignage, elle dormait au moment où son mari a poignardé les enfants. Mais selon lui, cette dernière «était présente au moment des faits, et n’aurait rien fait pour empêcher son mari d’agir», relate Me Varin.

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