France : Un père de famille reconnaît onze viols

L’affaire se noue au Plessis-Trévise, en janvier 2010, lorsque Eric H., un homme grand et costaud, est arrêté puis écroué pour un viol, après avoir été reconnu dans la rue par une de ses victimes, souligne le Parisien. Les enquêteurs du Val-de-Marne découvrent alors qu’il est l’auteur de cinq agressions sur des jeunes filles dans ce même département. Elles ont, la plupart du temps, été attaquées aux abords de leur établissement scolaire.Ce père de famille, marié, habitait Pontault-Combault en Seine-et-Marne, où il travaillait comme plombier, à la mairie; il n’avait jamais été condamné et était totalement inconnu des services de police. Ses empreintes et son ADN n’étaient donc répertoriés nulle part, jusqu’à son arrestation. Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Durant ses auditions, l’homme, qui a reconnu les cinq agressions, en confesse d’autres dans le département voisin. Les policiers du Val-de-Marne alertent donc aussitôt leurs collègues de la sûreté de Seine-et-Marne, qui ressortent tous les dossiers non élucidés correspondant au mode opératoire de ce violeur en série, qui pouvait se montrer très violent. Au total, les enquêteurs ont élucidé cinq autres affaires de viols ou d’agressions sexuelles, commises essentiellement sur des jeunes filles mineures, souvent attaquées à proximité de leur lycée. Ainsi, Eric H. a reconnu avoir sévi en avril 2005 à Neufmoutiers-en-Brie, en décembre 2006 à Champs-sur-Marne, en juillet 2008 à Pontault-Combault, en mars 2009 à Dammarie-les-Lys et en septembre 2009 à Brie-Comte-Robert. L’ADN de l’agresseur — prélevé depuis — correspond d’ailleurs à un ADN retrouvé après l’agression de 2008. Mais il reste une onzième victime qui n’a pas encore été identifiée par les policiers et pour laquelle Eric H. a confessé les faits. D’après son récit, l’agression se situerait entre mai et septembre 2008. Elle aurait eu lieu près d’un ruisseau, soit à Bussy-Saint-Georges, soit à Bussy-Saint-Martin. L’adolescente se trouvait en compagnie d’un garçon que le violeur aurait giflé avant de s’en prendre à la fille. Aucune plainte n’a été déposée et les enquêteurs sont désormais à la recherche de tout renseignement pouvant leur permettre d’élucider l’histoire.

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