Fratricide de sang chaud à Marrakech

Fratricide de sang chaud à Marrakech

Au quartier d’El Azzouzia, à Marrakech, Hamid, père de famille, âgé de cinquante-six ans, prend un petit taxi à destination du quartier Azli. Il fait vite, parce qu’il ne veut pas perdre du temps. Sa mère, une vieille dame, et sa sœur l’ont appelé en urgence.

Nous sommes le dimanche 15 juin 2014. Il est 7 heures du matin. Hamid, qui dort du sommeil du juste, se réveille en sursaut.  Son téléphone portable sonne. Qui peut l’appeler à cette heure-ci, encore tôt ? Marchand ambulant de son état à Souk Lakhmiss, il ne sort de chez lui, les dimanches, que tard pour commencer son travail. Il répond au téléphone, encore plongé dans le sommeil, le cœur partant. 

À l’autre bout du fil, c’est sa sœur qui demande secours. En larmes, elle lui demande de les rejoindre, elle et leur mère, tout de suite, sans perdre la moindre seconde. Elle raccroche sans ajouter le moindre mot. Hamid saute du lit. Il s’habille en un clin d’œil et sort de chez lui sans rien expliquer à sa femme qui prépare le petit déjeuner à ses quatre enfants qui dorment encore.

Il prend un petit taxi. Sans aucun doute, il pense que, comme d’habitude, son frère, Abdessadek, âgé de cinquante-et-un ans, père de famille,  est en train d’agresser sa sœur et sa mère. Abdessadek qui n’hésite pas à les violenter, n’en est pas à son premier forfait. Il a pris l’habitude de s’attaquer à sa famille, sans raison aucune.  La mère et la sœur font souvent appel à Hamid, le frère aîné, pour intervenir et les sauver des mains de ce frère ingrat.

Ce matin du 15 juin, quelques minutes après avoir reçu l’appel téléphonique, Hamid arrive chez sa mère et sa sœur. Au bout d’un moment, les voisins remarquent que Hamid est sorti en courant de chez sa mère. Les trois courent pour sauver leur peau. Derrière eux, armé d’un couteau, Abdessadek court  et essaie de les rejoindre. La mère, vieille dame affaiblie par l’âge, tombe par terre. Abdessadek passe à côté d’elle sans lui  accorder d’importance. Il semble qu’il veut rattraper son frère, Hamid, qui est venu pour défendre sa mère et sa sœur.

Une course-poursuite de quelques secondes se termine par un coup de couteau au niveau de la poitrine.  Hamid tombe, aussitôt, par terre, gisant dans une mare de sang. La police arrive et arrête Abdessadek et l’interroge avant de le traduire, le matin du mercredi 18 juin, devant la Cour d’appel de Marrakech.

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