Il abusait de sa soeur

Nous sommes à la chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca. Abdelhamid, âgé de vingt-deux ans se tenait au box des accusés. La conscience tranquille. Il repense à son crime et ne cesse de lancer de temps en temps un petit sourire moqueur à sa sœur, Ghada, sa cadette de trois ans, qui se tenait à côté de lui. Elle n’était ni auteur de crime ni complice, mais elle était victime de l’acte de son frère incestueux !
Il y a une année, les comportements de la jeune fille étaient devenus bizarres. Cette dernière, active, souriante, pleine de vie est devenue renfermée, n’adressant la parole à personne. Elle dormait peu. Elle pensait à deux choses : liquider son frère ou se suicider. Mais, elle ne pouvait pas commettre de crime ni contre son frère ni contre elle-même. Et la solution ? Elle a décidé de voyager à Salé chez sa cousine. Etait-ce la solution convenable ? Elle croyait. Elle était au chômage, sa mère ne lui a pas refusé d’y aller. En arrivant chez sa cousine, elle n’a pas pu dissimuler son malheur. Seulement, elle a menti. Elle lui a raconté avoir été victime d’une agression sexuelle commise par un jeune homme, qui l’a dépucelée et a refusée de la demander en mariage. La cousine l’a encouragé de porter plainte. Ghada a refusé car elle craignait la réaction de ses parents. Pourquoi ? Sa cousine ne savait rien, mais elle a continué de la pousser pour porter plainte. En vain. Sa cousine lui a proposé de l’aider en convainquant ses parents de la soutenir. Toujours en vain. Mais pour combien de temps allait-elle rester réfugiée chez sa cousine et fuyant la réalité ? Ghada a fini par lâcher le morceau : «C’est mon frère, Abdelhamid qui me violait depuis trois mois…».
Elle était seule chez elle quand son frère est rentré à la maison. C’était la première fois qu’il est venu se coller à elle. Il l’a tenue entre ses bras et lui a exprimé son amour. Elle n’a pas cru ni ses yeux ni ses oreilles. Elle a fondue en larmes. Elle le suppliait de la laisser en paix.
«Je suis ta sœur…», lui rappelait-elle.
Abdelhamid n’écoutait que le Satan qui lui chuchotait dans l’oreille de  passer à l’acte. Il  a menacé de la tuer si elle refusait de lui céder. Elle s’est effondrée. Il l’a violée sans pudeur. Depuis, il a commencé à l’obliger d’obtempérer à ses désirs à chaque fois que ses parents étaient absents. La cousine a alors appelé les parents et leur a révélé la vérité. La police a été avisée et l’affaire a été mise entre les mains de la justice. Et Abdelhamid a été condamné à dix ans de réclusion criminelle.

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