Il égorge sa femme qui dormait près de son fils d’un an

Nous sommes à Sebt El Guerdane, à vingt-et-un kilomètres de la ville de Taroudant et à soixante kilomètres d’Agadir. Un petit patelin de la région de Houara très paisible, tranquille où règnent la stabilité et la paix et où affluent les employés pour être recrutés dans les fermes agricoles. Ses habitants, qui jouissent d’une bonne réputation, n’ont pas de problèmes. Malheureusement, la tranquillité de ce patelin a été bafouée, ce matin du mercredi 11 mai, et ses habitants ont perdu leur calme. Tout le monde courait vers le domicile d’une famille de la région. Chacun voulait s’assurer de la mauvaise information. Les éléments de la Gendarmerie royale ont été alertés. Ils se sont dépêchés sur les lieux. Des ambulanciers y sont également arrivés. Partout, on n’entendait que des cris, des sanglots, des mots de condoléances… Que s’est-il passé ? Mohamed, un père de famille, sexagénaire, venait de se réveiller. Il était 7 h 30 du matin. De coutume, il frappait à la porte de la chambre qu’occupaient son fils, la trentaine en compagnie sa femme, âgée de vingt-quatre ans et son nouveau-né d’un an pour le réveiller. C’est une habitude qu’il n’a jamais abandonnée depuis que son fils a commencé à travailler dans un local aménagé pour la fabrication de briques de construction. Il a frappé à la porte. Une fois, deux, trois… Maintes fois. Pas de réponse. Pourquoi? Etaient-ils encore plongés dans un profond sommeil ? Peut-être. Il a continué à frapper à la porte. Toujours en vain. Inquiet, le père a décidé de pousser la porte. Il l’a entrebâillée. Et personne n’a réagi. Et pourtant, il s’est tenu derrière la porte en prêtant toute son attention afin d’écouter un bruit lui permettant de prendre une initiative plus osée. Toujours en vain. Pas le moindre bruit qui y provenait. Le père a poussé la porte jusqu’au bout. Il est rentré. Ses regards se sont fixés sur le lit. Il n’a pas cru ses yeux. C’était horrible. Sa belle-fille corps sans âme, égorgée et son petit-fils qui dormait. Et son fils ? Il ne se trouvait pas dans la pièce. Où est-il allé ? Le père ne savait rien. Les éléments de la Gendarmerie royale ont été alertés. Rapidement, ils se sont dépêchés sur les lieux. Ils ont effectué un constat de la scène du crime et ils ont recueilli des témoignages leur permettant de mettre l’index directement sur l’époux. Pourquoi ? D’abord, parce qu’ils sont, depuis quelques mois, en discordance permanente et ils n’arrivaient pas à passer une journée ou une nuit sans se quereller surtout quand il était sous l’effet de l’eau-de-vie qu’il buvait avec des comprimés psychotropes. En fait, les enquêteurs étaient convaincus qu’il est l’auteur du crime. Ils se sont lancés à sa recherche. Une heure, deux et trois. Ils ne l’ont pas trouvé. Où était-il réfugié ? Toutes les hypothèses sont possibles. Les enquêteurs n’écartaient pas le fait qu’il se soit suicidé quelque part après avoir commis son meurtre. Quatre heures sont passées. Mais au début de la cinquième heure de leurs recherches, ils sont arrivés à l’épingler, au début de l’après- midi dans un douar de la commune rurale Ahmar Laklalcha, loin d’une trentaine de kilomètres de son douar. «Je l’ai tuée», a-t-il avoué facilement sans être interrogé comme s’il voulait se libérer d’un lourd fardeau. «Elle ne me supportait plus surtout que j’avalais les comprimés psychotropes avec de l’eau-de-vie et que je l’obligeais à coucher avec moi», a-t-il ajouté Drogué, il est retourné chez lui, le mardi 10 mai. Sa femme s’est abstenue de coucher avec lui. Il est resté éveillé jusqu’à l’aube. Tout à coup, il est allé à la cuisine pour saisir un couteau et une barre en fer. Il lui a fracassé le crâne avant de l’égorger. «J’avais l’intention de tuer également mon fils, mais j’ai renoncé à la fin de le faire», a-t-il conclu ses déclarations aux enquêteurs avant d’être traduit devant le parquet général près la Cour d’appel d’Agadir.

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