Il se fait passer pour un transporteur clandestin pour la violer

Il se fait passer pour un transporteur clandestin pour la violer

L’a-t-il kidnappée et violée ? Elle répond par un «oui» et il rétorque par un «non». Etait-elle vraiment sa maîtresse ? Elle dit «non» et il confirme que «oui». Qui a raison? Qui a tort ? Elle ou lui?
«Je ne l’ai jamais vu», a-t-elle répondu aux enquêteurs quand elle a appris les allégations de celui qu’elle avait accusé de viol. Elle est jeune, charmante et séduisante. Employée, elle vient de quitter, cet après-midi, le siège de la société où elle travaille, à Berrechid. Malheureusement, elle ne dispose ni de voiture ni de vélomoteur. Bref, elle utilise les transports en commun. Seule, elle emprunte le chemin à destination de la route nationale n° 9 reliant Casablanca à Marrakech. Elle regarde à gauche et à droite pour héler un grand taxi ou même un chauffeur de transport clandestin, connu communément sous l’appellation de «Khattafa». Peu importe la nature de ce moyen de transport. Ce qui est important, pour elle, est qu’elle arrive chez elle le plus tôt possible. Elle avance. Ce n’est pas la première fois qu’elle emprunte ce chemin en attendant l’arrivée d’un moyen de transport en commun. C’est la énième. En fait, elle n’a rien à craindre puisqu’elle s’y était habituée. Tout d’un coup, une voiture s’est arrêtée. Il semble qu’il s’agit d’un transporteur clandestin. Quelques pas en avant, elle ouvre la portière. Elle monte. Outre le chauffeur, un jeune homme de vingt-quatre ans, il y avait à bord de la voiture un second jeune homme. Le chauffeur se tourne vers la fille, lui demande sa destination. Et il engage une conversation avec elle. L’autre jeune homme garde le silence. Soudain, la jeune employée remarque le chauffeur qui vire vers un autre chemin différent de celui qui mène chez elle. Elle demande au chauffeur les raisons. Il ne lui répond pas. Arrivant dans un terrain vague, il s’arrête. Pourquoi ? Il semble qu’il n’aime pas les questions. Il la gifle. Elle fond en larmes. Sous la menace d’un couteau, il la conduit vers une baraque abandonnée. Là, il la viole sans pitié. L’autre jeune qui est à bord de la voiture semble être son ami. Celui-ci ne descend pas de la voiture. Il attend le chauffeur. Elle pleurniche sans cesse. Tout d’un coup, un jeune homme passe. Il la regarde. Elle lui demande à haute voix de la sauver. Il se contente de demander, verbalement, au violeur de la relâcher. En vain. Pire encore, puisque le ravisseur la maltraite violemment. Seulement, un autre homme plus courageux est intervenu, l’a sauvée, l’a conduite jusqu’à ce qu’elle a pris un grand taxi. À mi-chemin, elle remarque des gendarmes qui effectuent leur ronde. Elle les avise. Ils se lancent à la recherche du ravisseur et l’arrêtent. Il avoue l’avoir maltraitée parce qu’elle l’a trompé avec une autre personne. Il a affirmé qu’elle était sa maîtresse et qu’elle partageait le même lit avec lui. Seulement, elle a entretenu, dernièrement, une relation amoureuse avec un autre jeune homme. C’est pourquoi, a-t-il précisé aux enquêteurs, il l’a invitée à déjeuner ensemble. Il a ajouté avoir téléphoné à l’un de ses amis, qui dispose d’une voiture, pour les rejoindre et les conduire vers un douar. Là, il l’a maltraitée et l’a violée pour venger son honneur. Des prétentions que la jeune fille a rejetées en bloc.

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