Il tente d’abuser de sa fille et l’inciter à la débauche

Il tente d’abuser de sa fille et l’inciter à la débauche

Que ce soit devant les enquêteurs de la police judiciaire qui l’ont arrêté ou devant le parquet général, il a rejeté en bloc les charges retenues contre lui.

Nous sommes à la chambre criminelle près la Cour d’appel de Settat. La salle d’audience était archicomble. Ce père de famille, âgé de quarante-deux ans, se tenait dans le box des accusés. Face à face, il a demandé à sa fille de lui dévoiler les raisons pour lesquelles elle veut le jeter en prison.

Tout de suite, le président de la Cour lui a expliqué qu’il n’avait pas le droit d’adresser la parole à sa fille. Celle-ci était ferme dans ses accusations contre son père : «Je plongeais dans un profond sommeil quand j’ai ressenti une main qui touchait mon corps… Je me suis réveillée. C’était mon père qui me demandait de me taire», a-t-elle raconté à la Cour tout en continuant à préciser que son père l’a incitée à partager avec lui le même lit. Perturbée, elle a tenté de se sauver en se jetant du lit en direction de la porte de la chambre.

Mais, il l’a poussée au point qu’elle s’est renversée par terre. En demandant du secours, sa mère s’est réveillée et l’a rejointe pour savoir ce qui se passait. Mais elle était loin d’imaginer ce qu’elle allait entendre de la bouche de sa fille. Certes, la mère n’a pas conduit sa fille à la police pour porter plainte, mais le père a commencé à se venger de sa fille en la violentant pour la moindre raison.
«Une année plus tard, il a commencé à me demander de jouer le rôle d’une proxénète», a précisé la fille.

Il lui a demandé de lui chercher des filles contre une somme de cinquante dirhams chacune. Intelligente, la fille a enregistré l’une des conversations avec son père dans laquelle il l’incitait à lui chercher des filles avec lesquelles il partagerait le même lit.

Une plainte a été portée et le père arrêté, mais il a tout nié arguant qu’il s’agit d’un coup monté par son épouse qui avait l’intention, depuis qu’il a décidé de la répudier, de lui tendre un piège.
Cependant l’expertise sonore effectuée sur l’enregistrement de la conversation téléphonique a tranché l’affaire. En effet, le rapport dressé par le service des études et des expertises sonores et de vidéos de la gendarmerie royale a conclu que la voix du mis en cause et la voix de l’interlocuteur enregistré sont identiques. Une conclusion qui prouve que le mis en cause est bel et bien coupable.

Verdict : 5 ans de réclusion criminelle.

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