Il tue pour l’honneur de sa famille

C’était le début du mois de février. Dans une ruelle du quartier Ben M’sik à Casablanca, Mounir dialoguait avec ses amis. Ce jeune homme de vingt-quatre ans, sans profession, passait la majorité  de son temps en compagnie de ses amis. Un jour, alors qu’il se trouvait avec ses amis, il a remarqué un jeune homme, Abdelhak, ayant le même âge que lui, qui suivait les pas de sa cousine.
La jeune fille âgée de seize ans retournait de son collège après avoir terminé la séance matinale. Elle n’adressait pas la parole à Abdelhak qui lui chuchotait des mots mielleux. Certes, elle souriait avant d’arriver près de son cousin. Ce qui a encouragé le jeune homme à continuer à la suivre. Mounir n’a pas supporté la scène.
Hors de lui, il a quitté ses amis sans leur dire le moindre mot. Il s’est alors dirigé vers Abdelhak qui marchait à côté de sa cousine, l’a saisi par ses vêtements et lui a demandé de ne plus harceler sa cousine. « Je ne la harcèle pas… », lui a-t-il répondu. la collégienne a gardé le silence. Un silence de consentement ? Ni Mounir ni Abdelhak ne savaient ce qu’elle pensait. Tous les deux s’apprêtaient à se bagarrer quand les amis de Mounir sont intervenus pour mettre fin à leur prise de bec.
Une semaine plus tard, le vendredi 22 février, Mounir était attablé dans un café de son quartier Ben M’sik, en compagnie de ses amis. Comme à l’accoutumée, ils bavardaient et sirotaient leur café et thé à la menthe. Tout d’un coup, Mounir a lancé ses regards vers l’extérieur du café. Rapidement, il a abandonné sa chaise pour sortir du café. Stupéfaits, ses amis se contentaient de le suivre de leurs regards. Il a alors donné un coup de poing à Abdelhak qui était à côté de sa cousine. De son côté, Abdelhak l’a renversé par un coup de pied avant de saisir la mineure par la main et de partir. Se relevant, Mounir s’est rendu chez lui, est rentré dans la cuisine pour  prendre un couteau et est sorti à la recherche d’Abdelhak. Il lui a asséné un coup à la hanche gauche. Un coup qui lui a touché directement une veine.
Le sang coulait à flot. Mounir et sa cousine sont retournés chez eux. Abdelhak est tombé par terre, gisant dans une mare de sang. Informé de ce qui s’est passé, le cousin de Mounir, frère de la collégienne, s’est adressé directement à la police de Ben Msik-Sidi Othmane. «C’est moi qui a blessé Abdelhak… », a-t-il confié à la police. L’après-midi, il a appris qu’Abdelhak est mort aux urgences de l’hôpital de Sidi Othmane.  Le délit de coups et blessures a cédé la place au crime. Le cousin a aussitôt renoncé à son aveu et a reconnu que Mounir avait commis le meurtre. Mounir a été a arrêté pour meurtre et son cousin a été maintenu en détention, poursuivi pour outrage à la police judiciaire en donnant de fausses déclarations.

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