Il tue sa cousine qui se préparait au mariage

C’était dans la ville de Sefrou, à vingt-huit kilomètres de Fès, qu’une histoire d’amour était née, il y a une vingtaine d’années, entre H. H, et sa cousine Z. H. En fait, il était à son premier printemps quand elle a été mise au monde en 1974. Autrement dit, il est son aîné d’une année. Dès leur enfance, ils jouaient, plaisantaient et rigolaient ensemble. De coutume, puisque les deux familles demeuraient au même quartier, les deux enfants ne se séparaient qu’en fin de journée quand chacun d’eux rentrait chez lui. Certes, quand Z. H s’est inscrite dans une école primaire, qui n’était pas loin de chez elle, H. H y était déjà. Bref, ils se rencontraient à l’école, au quartier et chez eux. Ce sont ces rencontres quotidiennes qui semblaient avoir un effet sur leurs cœurs. Sentimentalement, ils sont devenus très proches quand ils sont devenus adolescents. Au fur et à mesure de leur âge, leur amour grandissait au fil des jours. Chacun ne pensait qu’à l’autre, n’adorait que l’autre et rêvait qu’il ne soit, durant tout le reste de sa vie, qu’en compagnie de l’autre. Jeunes, leur amour n’a pas changé, il ressemblait à leurs sentiments d’adolescence. Ils passaient ensemble la majorité de leur temps au point qu’ils n’arrivaient plus à supporter les moments durant lesquels ils se séparaient pour dormir. Enfin, ils ont décidé de se marier. Une décision qui ne pouvait pas être mise en exécution sans le consentement des parents. Effectivement, les parents de H.H étaient très heureux quand leur enfant les a sollicités d’aller demander la main de sa bien-aimée. Au contraire, le père de Z. H s’est révolté quand sa fille lui a demandé de se préparer pour accueillir son futur fiancé et ses parents. Il lui a reproché d’avoir pensé à se marier avec un jeune chômeur et drogué. Sa mère a gardé le silence. Elle était de l’avis de son mari bien qu’elle soit la tante de H. H. Elle n’imaginait pas accepter comme beau-fils un jeune chômeur, qui n’arrivait pas à gagner le moindre sou, bien qu’il soit son neveu. H. H s’est mis en colère. Pour lui, il était inconcevable de vivre sans Z. H. Celle-ci ne pouvait en aucun cas contredire la décision de son père. Elle l’évitait quand elle sortait. Elle ne pouvait pas lui adresser la parole ou s’approcher de lui. Elle ne rendait plus visite à sa tante. Entre-temps, un homme, employé de son état, est arrivé, en compagnie de ses parents, pour demander Z. H en mariage. Ses parents les ont chaleureusement accueillis. La demande a été acceptée. H.H semblait avoir perdu les pédales. Il n’avait plus de boussole pour être bien orienté. Il n’imaginait pas voir sa bien-aimée en compagnie d’un autre mari que lui. En plus, il ne concevait pas le fait qu’elle l’ait oublié rapidement alors qu’il n’a pas cessé de penser à elle. Aussitôt, il a pensé à la vengeance.
Mercredi 13 juillet, vers dix-sept heures, H. H est sorti de chez lui, armé d’un couteau qu’il avait dissimulé sous ses vêtements. Il s’est planté un peu plus loin de chez elle. Il guettait sa sortie. Quand elle s’est mise en dehors de chez elle, il a suivi ses pas. Elle ne s’est rendu compte de rien. Tout d’un coup, en plein quartier Ben Seffar, il l’a tenue par le bras et lui a demandé de s’arrêter. Elle a refusé. Et elle s’est apprêtée à continuer son chemin. H. H l’a arrêtée. Pire encore, il a brandi son couteau. En quelques secondes, il lui a asséné deux coups mortels à la poitrine et a pris la poudre d’escampette. La police judiciaire de la ville de Sefrou a été alertée. Des recherches et des surveillances ont été lancées. Ce n’est que le lendemain matin, jeudi 14 juillet, qu’il a été arrêté sur la  route de Fès en quête d’un autocar pour le conduire à une autre ville. Il a été traduit, lundi 18 juillet, devant le parquet général près la Cour d’appel de Fès.

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