Il tue son ami à coups de marteau

Il tue son ami à coups  de marteau

Il ne se souvient de rien. C’est du moins ce dont ce jeune homme de vingt-huit ans essaie de convaincre les trois magistrats de la chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca. Aux questions de la Cour, il se contente de dévisager les magistrats sans prononcer le moindre mot. Le président de la Cour tente de le pousser à parler. Mais en vain.


En effet, il est poursuivi pour coups et blessures ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner, mais il ne peut pas (ou ne veut pas) se défendre devant la Cour, se réfugiant dans le mutisme. Pourtant il avait la langue bien déliée devant la police judiciaire ainsi que devant le juge d’instruction. Ses déclarations consignées dans le procès-verbal prouvent qu’il avait répondu sans ambages. Le représentant du ministère public explique, à ce propos, à la Cour que le mis en cause a été mis entre les mains d’un psychiatre. Mais ce dernier a conclu qu’il était sain d’esprit et ne présentait aucun symptôme d’une maladie mentale..

Selon le procès-verbal de son audition rédigé par les éléments de la police judiciaire, ce mis en cause a tué son ami à coups de marteau.
«Le défunt avait maltraité le mis en cause au point que ce dernier n’a pu se tenir debout», affirme un témoin et voisin des deux protagonistes.

Selon les témoins le mis en cause n’a jamais été malade. Etant un drogué et soûlard, il n’épargnait personne de sa brutalité au point que tous ses voisins l’évitaient. Mais, le défunt est arrivé à le battre à plate couture et de surcroît sans l’usage d’une arme blanche. Digérant mal cet «affront», le mis en cause a décidé de se venger. Le lendemain, armé d’un marteau, il est venu à la recherche de la victime, âgée de vingt-deux ans, célibataire, sans profession. A un moment donné, quand il a remarqué son ami s’apprêtant à rentrer chez lui, il l’a appelé pour le rejoindre. Une fois face à face, le mis en cause lui a asséné deux coups de marteau au niveau de la tête avant de prendre la poudre d’escampette. Perdant connaissance, la victime a été conduite vers l’hôpital Mohammed V, à Hay Mohammadi, où elle a rendu l’âme. Le mis en cause a été arrêté. Il a avoué son crime devant la police judiciaire, devant le représentant du parquet général et le juge d’instruction. Visiblement il a opté pour le silence dans une tentative d’échapper à la prison. Mais convaincue qu’il est bel et bien coupable, la Cour l’a condamné à dix ans de réclusion criminelle.

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