Il tue son ami qui l’a incité à partager le même lit avec lui

Il tue son ami qui l’a incité à partager le même lit avec lui

«Nous étions des amis, M. le président, ou presque des frères», entame ce jeune, de vingt-quatre ans, ses réponses aux questions que lui posait le président de la Cour d’appel de Casablanca. En répliquant, le président de la Cour lui a demandé si l’amitié incite à ce qu’on la souille de sang. Le mis en cause n’avait pas de réponse. Il a gardé le silence.
Au box des accusés, Samir se tenait debout. Ce jeune qui a quitté, au primaire, les bancs de l’école dans la région de Kelaât Sraghna a rejoint son oncle dans la capitale économique afin d’apprendre le métier de boucher. Certes, il a appris celui-ci, mais il a également appris les ABC de la délinquance. La mauvaise fréquentation ne lui a pas permis de s’intéresser uniquement à son emploi d’aide-boucher. Au contraire, elle l’a encouragé à consommer toutes sortes de drogue sans oublier les boissons alcoolisées. Au fil du temps, il a tourné le dos à la boucherie et même à son oncle pour vivre dans le monde de la délinquance. Il a commencé à commettre des agressions simples sous la menace d’armes blanches. En moins de quelques mois, il a été arrêté par la police qui l’a traduit devant la justice. Une première expérience qui lui a coûté quatre mois de prison ferme. Relâché, il semble avoir entretenu des relations avec d’autres malfrats plus expérimentés que lui.

Quand ceux-ci ont quitté la prison, il les a rejoints pour commencer une nouvelle expérience dans le monde de la criminalité. Il est devenu membre d’une bande de malfaiteurs qui se chargeaient de toutes sortes de crime. La majorité de ses complices a été arrêtée lors des précédentes opérations de campagne d’assainissement sans qu’il tombe entre les mains de la police. Plusieurs notes de recherche ont été lancées contre lui. Et pourtant, il a pu rester loin des yeux de la police et de leurs indicateurs. Il fallait attendre qu’il tue son ami pour qu’il soit arrêté.

Tous les deux s’enivraient quand Samir a remarqué que son ami, âgé de vingt-deux ans, tente de lui faire des attouchements, il a réagi en demandant à son ami de se calmer. Mais en vain. Il a osé lui demander de coucher avec lui. Hors de lui, Samir lui a asséné plusieurs coups de couteau. Gravement blessé, son ami a rendu l’âme.
Verdict : Jugé coupable pour coups et blessures ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner, Samir a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle.

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