Il tue son ami qui lui fait une proposition homosexuelle

Il tue son ami qui lui fait  une proposition homosexuelle

Nous sommes à la chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca. Najib se tient dans le box des accusés, poursuivi en état d’arrestation pour coups et blessures ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner et consommation de la drogue.

Ce repris de justice, qui a purgé deux peines d’emprisonnement de huit mois et de deux ans de prison ferme pour complicité à des vols qualifiés et possession d’arme blanche, âgé de vingt-huit ans, n’a  qu’une seule phrase à la bouche: «Je ne me souviens de rien». Mais en lisant le procès-verbal dressé par la police judiciaire qui s’est chargée de son arrestation et son interrogatoire, il s’est avéré qu’il a tout raconté et même en détail. À ce propos, le président de la Cour lui demande : «Qui a raconté aux enquêteurs toutes ces déclarations consignées dans le PV ?».

Le jeune mis en cause dont le parcours scolaire s’est arrêté au primaire garde le silence. Le président de la Cour lui lit les informations consignées dans le PV en lui rappelant qu’il était tout seul dans un coin de son quartier, Hay Moulay Rachid, en train de s’enivrer quand son ami, Rachid, âgé de vingt et un ans, sans profession, repris de justice, l’a rejoint. Tous deux ont fumé deux joints et bu quelques verres de vin rouge.

«Je ne me souviens pas, M. le président», répète Najib. Seulement, quand le président lui rappelle qu’il a demandé à Rachid de coucher avec lui, Najib s’est révolté en tentant de lui expliquer que c’était le contraire qui s’est produit. Autrement dit, c’était Rachid qui lui a proposé de coucher avec lui. «Mais, pourquoi tu te souviens de ce détail?», lui demande le président de la Cour. Conscient qu’il était tombé tête baissée dans le piège dressé par le magistrat, Najib baisse la tête et ne pipe pas mot.

Selon le PV de police judiciaire, Rachid, sous l’effet de l’alcool et du haschich, a sollicité son ami, le mis en cause, de coucher ensemble. N’en croyant pas ses oreilles, Najib l’a poussé au point qu’il a perdu l’équilibre et est tombé par terre.

Le matin, il a été découvert corps sans vie. L’enquête a fini par l’arrestation de Najib, mis en cause par les témoignages de quelques personnes qui les avaient croisés, ensemble, sur leur chemin.
Verdict : 8 ans de réclusion criminelle.

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