Il tue une prostituée et lui dérobe six cents dirhams

Nous sommes à Derb Al Fokara, préfecture de derb Soltan-El Fida, à Casablanca. Il était 21h passées quand Samira est arrivée chez elle. Mais elle voulait auparavant rendre visite à sa sœur qui demeure dans la même maison que sa sœur. Elle a alors remarqué que la porte d’entrée de chez sa sœur, Zoubida, était encore ouverte. De coutume, Zoubida serait en ce moment soit dans un bar soit chez elle en compagnie d’un client. Dans les deux cas, la porte serait fermée. Samira a pourtant repris son chemin sans chercher à savoir pourquoi.
Le lendemain, en s’apprêtant à sortir, Samira a remarqué que la porte de la maison de sa sœur était encore ouverte. Inquiète, elle est entrée et a retrouvé sa sœur dans la chambre à coucher, complètement nue. Elle gisait sans âme sur son lit. Samira a alors téléphoné à son frère qui l’a rapidement rejointe. Aussitôt sur les lieux, les éléments de la police scientifique ont remarqué que le cadavre ne présentait aucune trace de violence et que du sperme entachait sa partie intime. L’autopsie a permis de conclure que Zoubida a été étouffée. Qui l’a tuée et pourquoi ? Pour trouver la réponse à ses deux interrogations, les limiers ont recouru aux derniers appels téléphoniques qu’elle avait reçus avant sa mort.
Les enquêteurs ont ciblé trois personnes dont Mohamed. Ce dernier a affirmé que sa relation avec Zoubida remonte à six ans et qu’il lui paie les factures d’eau, d’électricité et de téléphone contre quelques moments d’intimité. Mais, il a précisé qu’il n’était pas en sa compagnie la nuit du meurtre. Mohamed a confirmé avoir téléphoné à Zoubida quand il l’a vue, à une heure tardive, en compagnie d’un autre client, un certain Chinoui, qui fréquente les bars du centre-ville. Les limiers se sont alors lancés à la recherche de Chinoui. Pas moins de quarante-huit heures plus tard, ils l’ont arrêté dans un bar. Il s’agit de Fouad, la trentaine, repris de justice qui a facilement avoué son crime. Il a avoué avoir invité Zoubida à passer la nuit en sa compagnie. Cette dernière lui a proposé de venir chez elle à Derb Fokara. Au fil des verres, un malentendu a éclaté entre eux. Fouad a réagi en l’étouffant avec la ceinture de son pyjama. Il a cru qu’elle avait uniquement perdu connaissance. Il a alors mis la main sur une somme de six cents dirhams et une radio-cassette.
Le lendemain après-midi, il a remarqué la disparition de son portefeuille. Quand il est retourné à Derb Fokara pour le chercher chez Zoubida, il fut surpris par les badauds qui s’attroupaient autour de la maison et qui parlaient du meurtre. Il a regretté être son meurtrier et est retourné vers les bars pour oublier son crime.

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