Il utilisait sa maîtresse pour voler les gens

Il utilisait sa maîtresse pour voler les gens

La femme qui se tient devant le magis-trat de la chambre correctionnelle près le tribunal de première instance de Casablanca ne dit absolument rien. En revanche, son amant qui se tient côté d’elle donne libre cours à a langue. Il révèle toutes les opérations qu’ils avaient effectuées ensemble. Il s’agit de Noureddine, âgé de vingt-quatre ans, sans profession. Quant à sa compagne, elle se prénomme Soumia, âgée de dix- neuf ans, célibataire et sans profession. Tous les deux ont quitté l’école au pri-maire pour se retrouver sans avenir. «Soumia est ma voisine, M. le juge», affirme Noureddine à la Cour tout en expliquant qu’ils entretenaient, depuis plus de deux ans, une relation amou-reuse.

Bien que Soumia ait quitté très tôt,l’école, elle est restée attachée à sa famille évitant ainsi les risques de se retrouver dans le mauvais chemin. Mais, dès qu’elle est tombée amoureuse de Noureddine, elle a complètement changé. Elle est devenue comme son esclave. Elle lui cédait catégoriquement. Ses parents ont déployé tous leurs efforts pour qu’elle renonce à suivre Noureddine qui avait déjà purgé une peine d’emprisonnement d’un an pour complicité dans une affaire de vol qua-lifié. Comme s’il n’avait rien à perdre, et contrairement à la majorité des sus-pects qui passaient devant le magis-trat, Noureddine ne cache rien. Il avoue qu’il engageait Soumia pour jouer le jeu d’une fille faisant le trottoir, la nuit, en incitant les hommes à la débauche à la belle étoile.

Dès qu’elle se retrouvait avec le client dans un coin plus ou moins obscur, Noureddine attendait qu’il soit presque en action pour le surprendre avec un couteau à la main. Il l’obligeait ainsi à lui remettre tout ce qu’il portait sur lui. Le client n’avait donc d’autre choix que de lui donner son téléphone portable, son argent, sa montre et autres objets. Devant le tribunal, il affirme qu’il ne se souvient pas du nombre de ses victimes, ni les receleurs auxquels il revendait le butin. Verdict : Jugé coupable, Noureddine a été condamné à deux ans de prison ferme. Quant à sa complice, Soumia, elle a écopé de huit mois de prison ferme.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *