Ils piratent la base de données d’un centre d’appels

Ils piratent la base de données d’un centre d’appels

Ce résident français au Maroc s’attendait à tout sauf à cela. Son chef du service informatique vient de lui apprendre que la base de données du Centre d’appels qu’il dirige à Casablanca a été piratée.

Il ne sait à quel saint se vouer puisque sa société vient de perdre le centre des dispositifs informatiques de collecte, mise en forme, stockage et utilisation d’information. Ses informaticiens sont arrivés à divulguer ceux qui lui ont fait ce sale coup. Ce n’est autre qu’un couple qui gère également un autre Centre d’appels. Dans un premier temps l’investisseur français a cherché une solution à l’amiable avec les hackers. Malheureusement, ces derniers ont placé la barre très haut : ils lui ont réclamé une somme de 250 mille dirhams pour ne plus utiliser sa base de données. Le Français s’est vu obligé de recourir à la police. A ce propos, une plainte a été portée devant les éléments de la brigade de lutte contre la cybercriminalité relevant du district de Casa-Anfa qui n’ont pas perdu une seule seconde pour diligenter une enquête.

En effet, les investigations policières ont permis de savoir que le Centre d’appels qui a porté plainte semble être la société mère dont la filiale est installée à Mohammedia et que sa base de données a été piratée pour être utilisée illégalement par un couple qui gère un autre Centre d’appels. Arrêté, le couple a avoué être impliqué directement dans cette affaire de piratage tout en expliquant qu’il a chargé un technicien qui travaille pour leur compte de l’effectuer. Les éléments de la brigade de lutte contre la cybercriminalité ont également arrêté le technicien en informatique qui a avoué être l’auteur du piratage qui a ciblé la base de données du C entre d’appels plaignant.

Chez lui, les enquêteurs ont saisi plusieurs matériaux informatiques et numériques qui semblent être utilisés non uniquement dans le piratage de base de données mais également dans le piratage des cartes bancaires. A ce propos, ce technicien a avoué avoir piraté plusieurs cartes bancaires appartenant à des personnes ayant des comptes bancaires en Espagne, en Italie et en France. Par ce moyen, il est arrivé, selon ses déclarations devant les enquêteurs de la police, à détourner une somme globale d’un million de dirhams. Le couple et le technicien en cause, âgés entre vingt-sept et quarante-cinq ans, ont été traduits, jeudi dernier, devant la justice poursuivis en état d’arrestation pour atteinte au système de traitement automatisé de données, piratage des données informatiques protégées et des cartes bancaires, extorsion et menace.

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