Iran : Une femme aveuglée à l’acide renonce à la loi du talion

La jeune Iranienne, «Ameneh Bahrami, victime d’une attaque à l’acide, a pardonné à la dernière minute à son agresseur Majid et renoncé à réclamer son droit à la loi du talion qui devait être appliqué aujourd’hui», a annoncé le site de la télévision d’Etat. Le procureur de Téhéran Jafar Dolatabadi a confirmé à l’agence Isna que Mme Bahrami avait renoncé à réclamer l’aveuglement de son agresseur mais exigeait d’être dédommagée selon le principe du «prix du sang». En application de la loi du talion prévue par la charia (loi islamique) en vigueur en Iran, Majid Movahedi avait été condamné en 2008 à être aveuglé par le versement de gouttes d’acide dans les yeux pour avoir défiguré et aveuglé en 2004 Ameneh Bahrami qui refusait ses demandes en mariage. La peine aurait dû être appliquée le 14 mai dernier, mais les autorités judiciaires avaient décidé à la dernière minute de la reporter, sans donner d’explications. La décision d’exécuter cette peine, qui aurait été une première en Iran selon certains médias, avait été dénoncée par Amnesty International et de nombreuses associations de défense des droits de l’Homme comme un «châtiment cruel et inhumain équivalent à un acte de torture». Ameneh  Bahrami, âgée d’une trentaine d’année, avait affirmé que les autorités judiciaires iraniennes faisaient pression sur elle pour qu’elle renonce à l’application de cette peine. Par ailleurs, un Iranien, reconnu coupable de trafic de drogue, a été pendu samedi à Minab, dans le sud de l’Iran, a rapporté le quotidien Kayhan. L’homme identifié comme H. D. a été condamné à mort pour avoir eu en sa possession 49 kilogrammes d’héroïne, selon Ahmad Kamrani, procureur de Minab. Cette pendaison porte à 173 le nombre des exécutions en Iran depuis le début de l’année, selon un comptage de l’AFP réalisé à partir des informations parcellaires publiées par les médias locaux. En 2010, 179 personnes avaient été pendues, d’après un comptage similaire de l’AFP. L’organisation internationale de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch (HRW) avait pour sa part recensé 388 exécutions alors qu’Amnesty International en avait compté 252.

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