Ivre, il abuse de sa sœur

Ivre, il abuse de sa sœur

Il se contentait, ce troisième mercredi du mois d’octobre, de hocher la tête en signe de confirmation de l’accusation qui lui a été imputée, à savoir l’inceste contre sa sœur qui racontait tout en larmes ce qui lui est arrivé. Son époux, beau-frère du mis en cause, qui la soutenait, tentait de la calmer. Mais en vain.

Pour elle, tout s’est passé comme dans un film hitchcockien. «J’étais avec mes trois filles dans la chambre à coucher quand j’ai entendu les bruits de pas de mon frère», expliquait-elle. Alors que son mari s’est rendu à Tanger pour gagner sa vie et subvenir aux besoins de sa petite famille, elle est restée chez elle à Zouiat Sidi Smaïl en compagnie de ses trois filles. Son frère les a rejoints pour prendre soin d’elle et de ses trois filles. «Il est resté chez nous durant quelques mois. Certes, il s’enivrait, mais sans créer de problèmes», a ajouté la victime.

À chaque fois que le président de la Cour demandait au mis en cause si sa sœur disait la vérité, il baissait la tête. L’histoire remonte au mois d’avril dernier quand le frère s’est enivré avec de l’eau-de-vie. A une heure tardive, alors qu’il était dans un état d’ivresse avancé, il a frappé à la porte de la chambre de sa sœur qui plongeait, en compagnie de ses trois filles, dans un profond sommeil. La sœur s’est réveillée et a ouvert la porte pour trouver son frère planté devant elle. «Il m’a demandé de laisser l’une de mes trois filles de l’accompagner à l’autre chambre pour abuser d’elle», a précisé la victime.

Tout naturellement elle a refusé cette demande saugrenue. Alors elle s’est retrouvée devant un monstre. Sans pitié, ce dernier l’a tirée par les cheveux pour la faire entrer dans une autre chambre. Bien qu’elle l’ait supplié, il l’a déshabillée et a abusé d’elle. Quand il a assouvi son besoin bestial, il a décidé de l’égorger afin de maquiller son crime.

«Cependant, je lui ai dit qu’il me plaisait et qu’il devait éteindre la lumière pour continuer à coucher avec moi», a-t-elle continué à raconter. Une fois qu’il est allé éteindre la lumière de la chambre, elle s’est sauvée en sortant de la chambre, montant la terrasse, sautant vers l’extérieur de la maison et courant dans les champs pour regagner le domicile de ses parents. Le mis en cause a pris la poudre d’escampette et il n’a été arrêté que quelques jours plus tard.
Verdict : 8 ans de réclusion criminelle

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