Jalouse, elle tue son amie et rivale

Jalouse, elle tue  son amie et rivale

Dès qu’elle est rentrée à la salle d’audience, entourée de deux policiers, elle a fondu en larmes. Avec sa djellaba verte, son foulard blanc orné de fleurs verts, rouges et roses et une sandale, elle se tient dans le box des accusés. Sans même que le président lui donne la permission de parler, elle commence à clamer son innocence.

Nous sommes à la chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca. Cette jeune fille de vingt-six ans, célibataire et sans emploi, est poursuivie dans une affaire de meurtre.
«Je n’ai jamais pensé à tuer quelconque», affirme-t-elle.

Cette jeune célibataire qui semble avoir tué son amie pour un jeune homme qu’elles aiment toutes les deux continue à clamer son innocence arguant qu’elle a juste touché sa victime par une paire de ciseaux.

«Je l’ai touchée juste pour l’empêcher de me donner un coup de couteau qu’elle portait dans son sac à main», précise-t-elle.
Le président de la Cour lui explique que le rapport du médecin légal atteste que la mort est survenue suite à la blessure causée par la paire de ciseaux. En entendant cette phrase, la jeune fille n’arrive plus à fixer du regard le président de la Cour.
Selon le procès-verbal, toutes les deux se sont entichées d’une seule personne, un jeune qui semble avoir l’intention de passer des moments avec les deux sans être ni sérieux ni sincère. La veille du jour lors duquel le crime a été commis, il a partagé le même lit avec la victime. Jalouse, la mise en cause a appelé son amie, la victime, pour lui reprocher d’avoir couché avec la personne qu’elle aime. Elles se sont rencontrées pour commencer à se reprocher mutuellement.

«Je l’ai invitée à un café à Sidi Othman pour discuter. Mais elle me lançait des reproches à haute voix», précise la mise en cause.
Toutes les deux ont quitté le café pour aller chez la victime qui a commencé à insulter son amie et la qualifier de prostituée. Hors d’elle, la mise en cause a sorti de son sac une paire de ciseaux avec laquelle elle a asséné à son amie et rivale deux coups au niveau du cœur. La fille a lancé un cri strident puis s’est effondrée. Affolée, la mise en cause a pris ses jambes à son cou. Mais elle a été arrêtée le même jour.
Verdict : Jugée coupable pour coups et blessures ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner, elle a écopé de 10 ans de réclusion criminelle.

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