Ksar El Kebir : 15 ans de prison pour un père qui a torturé sa fille

Ksar El Kebir : 15 ans de prison pour un père qui a torturé sa fille

Ce père de famille, âgé de cinquante-six ans, qui n’a jamais imaginé être au box des accusés comparaissait, ce mardi 25 septembre, en état d’arrestation, devant les trois magistrats de la chambre criminelle près la Cour d’appel de Tanger.

Il risque gros. Et pour cause, il est poursuivi pour infanticide. En effet, il a tué, dimanche 24 décembre 2017, sa fille, une collégienne de seize ans, chez lui, au douar Douamra, à Ksar El Kebir.  «Je n’avais pas l’intention de la tuer, M. le président», déclare-t-il devant la Cour. D’ailleurs, le parquet général lui a attribué uniquement la poursuite de coups et blessures ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner. Les chaudes larmes qu’il versait en disaient long sur la sincérité de ses remords.

Son épouse qui se tenait parmi l’assistance à la salle d’audience ne savait pas à quel sain se vouer. Entre la douleur d’avoir perdu sa fille et celle de voir son mari au box des accusés, elle pensait sérieusement que personne ne pouvait être plus malheureux qu’elle. C’est elle qui a conduit, ce 24 décembre 2017, sa fille, Hajar, à la clinique du Croissant-Rouge à Ksar El Kebir. Etant très mal en point, elle a été évacuée vers l’hôpital à Larache.

Le médecin qui l’a examinée a relevé de traces de tortures partout sur son corps. Elle a fait une chute à la maison, lui a expliqué la mère. Mais c’était loin de convaincre le médecin. Celui-ci a fait appel au procureur du Roi qui a donné ses instructions à la police pour entamer une enquête. Soumise aux interrogatoires, la mère a craché le morceau. Elle a affirmé que sa fille a été maltraitée sauvagement par son père. Ce dernier a été arrêté et soumis aux interrogatoires.

Il a avoué avoir torturé sa fille pour l’empêcher de continuer à entretenir une relation amoureuse avec son amant. Au fil des jours, son état de santé s’est dégradé au point qu’elle a été conduite de Larache vers l’hôpital à Tanger. Une douzaine de jours plus tard, à savoir le samedi 6 janvier 2018, Hajar a poussé le dernier soupir.

Devant la Cour, le père a avoué avoir torturé sauvagement sa fille après avoir appris qu’elle a eu une relation avec l’un des jeunes du douar.

Verdict : Jugé coupable pour coups et blessures ayant entraîné la mort de sa fille, ce père de famille a été condamné à quinze ans de réclusion criminelle.

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