La perpétuité pour avoir tué sa mère

La perpétuité pour avoir tué sa mère

Il n’est autre que leur père, poursuivi en état d’arrestation, pour matricide avec préméditation et guet-apens. D’abord, c’est l’une d’elles qui a alerté la police quand son père, il y a quelques mois, a tué devant ses regards sa grand-mère. Elle n’arrive pas à oublier ce moment et qui sera gravé à jamais dans sa mémoire.

«J’ai assisté à la mort de ma grand-mère par les mains de mon père», raconte-t-elle péniblement à la Cour. Elle se souvient toujours de cette image qui hante, jour et nuit, son esprit, l’image de son père qui est venu derrière sa grand-mère sans attirer son attention mettant une corde en plastique autour de son cou et commençant à l’étrangler. Elle se souvient quand ils sont tombés par terre alors que son père continuait à serrer la corde autour du cou de sa grand-mère. Comme si elle relatait les scènes d’un film de cinéma, elle affirme que son père n’a relâché la corde qu’une fois sa grand-mère a rendu l’âme. Son père qui la regarde ne manifeste aucun regret. Il écoute le témoignage de sa fille tout en hochant la tête en signe de confirmation. Il a déjà tout craché. Dès le début de son interrogatoire, il a tout avoué aux trois magistrats de la Cour.

«J’ai répudié ma femme avec qui j’ai trois enfants, un garçon et deux filles», confie-t-il à la Cour.
Après sa répudiation, son ex-femme a gardé le fils tout en abandonnant les deux filles qui sont restées en compagnie de leur père. Dépassé, il a décidé de les mettre entre les mains de sa mère. C’était elle qui prenait soin d’elles, dès leur adolescence.

«Ma fille aînée n’est plus ce qu’elle était… Elle sortait avec les garçons, fumait des cigarettes et passait son temps en dehors de chez elle», affirme-t-il à la Cour. C’est ainsi qu’il a décidé de la chasser. Quelques mois plus tard, la jeune fille est retournée chez sa grand-mère, demeurant au quartier La Résistance. Elle était, cette fois, en compagnie de son amant, un Italien, avec qui elle a mis au monde un bébé. Sa grand-mère les a accueillis chaleureusement sans prendre la permission de son fils. Quand ce dernier lui a demandé de les chasser en dehors de chez elle, elle lui a répondu qu’elle était elle et que personne n’avait le droit de lui dicter quoi que ce soit. Depuis, il a décidé de mettre fin à ce qu’il qualifiait de mascarade. Le jour «J», il est passé à l’acte quand sa mère venait de rentrer à la cuisine.
Verdict : La peine à perpétuité.

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