La perpétuité pour deux plâtriers meurtriers

La perpétuité pour deux plâtriers meurtriers

Ils sont deux plâtriers qui se sont rencontrés, pour la première fois, chez eux à Chichaoua, puisqu’ils y sont issus. Ils y ont grandi avant de décider d’aller à Fnideq pour gagner leur vie. Certes, avant de se rendre à cette ville du nord, ils ne s’attendaient pas à être impliqués dans un crime de sang. Mais, la cupidité les a jetés dans ce gouffre sans issue.
Nous sommes à la chambre criminelle près la Cour d’appel de Tétouan. Dans une salle d’audience, les deux plâtriers se tiennent devant les trois magistrats. Tous les deux avouent leur double crime de meurtre. Mais ils tiennent à préciser qu’ils n’avaient l’intention d’en commettre qu’un seul, puisqu’ils étaient «obligés» de perpétrer l’autre.

L’histoire remonte au mois de mai dernier quand les deux plâtriers ont été sollicités par un jeune homme, âgé de quarante-quatre ans, de venir chez lui pour réparer le plafond de son domicile. L’offre a été acceptée et les deux plâtriers se sont rendus chez ce jeune homme qui vivait en compagnie de sa sœur, son aînée de dix ans.

En effet, il n’y avait pas qu’eux, mais il y avait deux autres plâtriers qui ont déjà commencé le travail. Tous les quatre travaillaient ensemble. En fait, le travail a duré plus de deux semaines. Et durant tout ce temps, les deux plâtriers qui sont issus de la même région de Chichaoua, âgés respectivement de 26 et 19 ans, préparaient leur coup.

Apprenant que ce jeune homme et sa sœur disposaient d’une importante somme d’argent, l’un des deux amis a proposé à l’autre de tuer la sœur lors de l’absence de son frère, de mettre la main sur le magot et de disparaître sans donner signe de vie. L’autre a rapidement accepté. Et les deux ont choisi un vendredi, jour de repos pour eux, pour passer à l’acte.

C’était effectivement un vendredi du mois de mai dernier que les deux plâtriers ont frappé à la porte. La sœur, quinquagénaire, la leur a ouverte. Prétextant qu’ils avaient l’intention de faire une petite transformation au plafond, ils sont arrivés à y entrer. Sans réfléchir, l’un d’eux a donné un coup de bâton à la femme qui est tombée aussitôt par terre. L’autre a tenu un foulard par lequel il l’a étranglée. Ils ont mis la main sur 66 mille dirhams. S’apprêtant à quitter les lieux, ils se sont retrouvés nez à nez avec le frère qui rentre. Ils lui ont asséné également un coup de bâton avant de l’étrangler avec le même foulard.  
Verdict : Peine à perpétuité.

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