Le mari était un ogre sexuel

Le mari était  un ogre sexuel

Stupéfaite, l’épouse se plante à sa place, comme hallucinée, quand elle a vu les photos dissimulées dans un sac appartenant à son mari. Chaque photo montre son mari en compagnie d’une fille différente. Il ne s’agit pas d’une dizaine, d’une vingtaine ou d’une trentaine de photos, mais d’une centaine. Dans les photos, l’épouse observe son mari, en compagnie de jeunes filles, soit tout nu ou dans des positions érotiques. Elle n’en croyait pas ses yeux. Est-il vrai qu’il la trompe durant toutes ces quinze années de leur mariage? Que doit-elle faire ? Lui dire la vérité de ce qu’elle vient de découvrir ? Le supplier de lui expliquer pourquoi il la trompait ? Se calmer et faire comme si de rien n’était afin de maintenir son foyer?
Chez elle, au douar El Koudia El Beïda, à Ouled Taïma, à une quarantaine de kilomètres de la ville d’Agadir, cette jeune épouse, mère de trois enfants, qui garde toujours les photos entre les mains tout en sanglotant, réfléchit  à la façon de réagir. Et enfin, elle prend la décision qu’elle juge la plus appropriée : alerter la police. Très vite, elle prend un petit taxi, arrive à Ouled Taïma, se dirige au commissariat de police et sur le bureau d’un officier, elle jette les photos. C’est qui ? demande l’officier, «Mon mari, monsieur, et il me trompe avec toutes ces filles», répond-elle. La machine judiciaire se met aussitôt en branle. L’époux, âgé de trente-sept ans, a été arrêté et a été soumis aux interrogatoires. Il ne lui a pas fallu beaucoup de temps pour cracher le morceau. Il avoue qu’il aime passer de bons moments avec les femmes, qu’il se faisait passer pour un policier pour qu’elles acceptent de lui accorder un peu de leur temps tout en leur promettant le mariage. Il se présentait même à leurs familles pour les demander en mariage, et les traînait, de temps en temps, dans une demeure qu’il louait pour deux ou trois mois avant de disparaître. Pour pouvoir jouir de leur corps à sa guise, il leur mettait de la drogue dans un jus pour enfin les déflorer. Ses victimes n’étaient pas uniquement d’Ouled Taïma, mais également de Casablanca, de Rabat, de Salé, de Tanger, de Marrakech, enfin de presque tout le Maroc, un vrai «globe-trotteur». Il ajoute aux enquêteurs qu’il avait fait tomber dans ses filets même des mineures dont l’âge ne dépassant pas dix-sept ans. Pire encore, il s’est avéré que même son mariage était établi sur de faux documents. Le mis en cause a été traduit devant le parquet général près la Cour d’appel d’Agadir. Mais, les limiers enquêtent sur les personnes qui lui ont permis d’avoir, entre autres documents, un faux certificat de célibat et un faux certificat de résidence pour lui faciliter le mariage avec une seconde femme.

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