Le mauvais destin de Malika

Le bus du transport du personnel d’une société du quartier industriel à Casablanca s’est arrêté. Malika en est descendue. Il est vraiment tard. 21 h déjà passées d’une quarantaine de minutes. De coutume, Malika et ses collègues ne rentraient que tard chez elles.  Le problème de Malika est qu’elle doit parcourir à pied quelques centaines de mètres. Vu l’exiguïté de la rue qui emmène chez elle, le bus du transport du personnel ne pouvait pas y passer. Malika en est à son vingt-sixième printemps. Elle était seule quand elle a emprunté le chemin menant chez elle. D’abord, sa beauté excitait tout son entourage. Les jeunes de son quartier la provoquaient par leurs mots mielleux qu’ils lui chuchotaient à chaque fois qu’elle passait devant eux. De même pour son chef, qui ne la quittait pas de ses regards et qu’il lui avait proposé à maintes reprises le mariage. Malika poursuivait son chemin vers sa demeure.En un clin d’œil, elle s’est rendue compte que deux jeunes suivaient ses pas. Qui sont-ils et que voulaient-ils d’elle ? Il s’agit d’Ahmed et Abdelkader. La  vingtaine, les deux amis ont rejoint les rangs des délinquants après avoir abandonné l’école.Ils ne se préoccupaient que de leurs doses du haschich et de comprimés psychotropes et les moyens par lesquels ils devaient avoir de l’argent. Ni plus ni moins. Comme si elle participait à un marathon, les battements du cœur de Malika accroissaient au fil des secondes. Surtout que les deux délinquants la suivaient comme son ombre. Tout d’un coup, Ahmed l’a attrapée, l’a saisie par sa djellaba.
Elle a tenté de crier. Abdelkader a brandi son couteau à cran d’arrêt. «Si tu cries, je te tue…», lui a chuchoté Abdelkader dans l’oreille. Gardant le silence pour ne pas provoquer les deux lascars, elle a obtempéré à leurs ordres. Ils l’ont conduite jusqu’au hall d’une maison et lui ont ordonné d’enlever sa djellaba, l’ont mise par terre et  l’ont violée à tour de rôle. Les larmes aux yeux, elle est rentrée chez elle après la fuite des deux délinquants. Le lendemain, elle a déposé plainte. Les deux mis en cause ont été arrêtés et traduits devant la chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca. Ils ont été condamnés à six ans de réclusion criminelle.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *