Le meurtre qu il a commis lui pesait sur la conscience

Le meurtre qu il a commis lui pesait sur la conscience

Enfin, il regrette d’avoir commis, il y a six ans, un meurtre à Sidi Bennour. Une réalité que ce mis en cause, âgé de trente-deux ans, a avouée, l’après-midi de ce mardi 15 janvier, devant les trois magistrats de la chambre criminelle près la Cour d’appel d’El Jadida. Il l’avait déjà confié, en juillet 2012, quand il s’est présenté de son plein gré aux policiers de la ville de Béni Mellal où il a passé toutes ces six années. «La personne que nous avons tuée me hantait toute la nuit. Elle ne me laissait plus dormir», affirme-t-il à la Cour pour expliquer pourquoi il s’est livré.
C’était un jour de novembre 2006 quand le cadavre d’un jeune vagabond a été découvert au cimetière de Sidi Bennour. La victime semblait avoir été tuée par étouffement. La police de la ville a été alertée. Une enquête a été diligentée, mais comme il n’y avait aucun indice qui pouvait conduire au(x) meurtrier(s), l’affaire a été classée.
«Moi et mon ami, qui est encore en fuite, nous l’avons tué», avoue-t-il devant la Cour ce mi-janvier. Il divulgue tous les détails de l’affaire. Il précise que lui et son ami avaient remarqué la victime qui comptait chaque nuit les sommes d’argent  avant de plonger dans un profond sommeil. La victime était un mendiant qui passait ses nuits au cimetière. Enfin, ils ont décidé de le liquider et de mettre la main sur son argent. Une nuit, sous l’effet de l’alcool, ils ont décidé de passer à l’acte. Une fois que le mendiant a commencé à ronfler, ils se sont approchés de lui. Ils avaient déjà préparé un bâton qu’ils avaient couvert d’un drap. Ils n’avaient pas l’intention de lui donner des coups à la tête, mais de l’étouffer. Tout de suite, l’un d’eux a tenu les deux bouts de bâton par ses deux mains et l’a mis au niveau de son cou. Rapidement, il n’a desserré sa prise qu’au moment où il a senti que la victime a rendu l’âme. Ils ont fouillé ses vêtements et y ont découvert la somme de 15 mille dirhams qu’ils se sont partagée. «Et j’ai quitté Sidi Bennour pour Béni Mellal», poursuit-il. Après avoir dépensé sa part du «butin» il a couru les quatre coins de la ville pour gagner sa vie. Mais hanté par la victime, il n’en pouvait plus, c’est pourquoi il a décidé de se présenter devant la justice, dit-il à la Cour.
Verdict : la peine à perpétuité.

loading...
loading...

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *