Le pédophile choisissait ses victimes sur la plage

Plage Taghazoute, à une vingtaine de kilomètres au nord d’Agadir. Une bonne dose de soleil, une mer calme et du sable fin pour le plaisir à tous ceux et celles ayant pris l’habitude de venir, ici. C’est le cas de cette famille marocaine, qui réside en Belgique, et vient, chaque année, se ressourcer dans son pays natal et surtout profiter de bons moments sur cette belle plage de Taghazoute. Sauf que cette année, il allait se passer un drame : l’un de ses enfants, le benjamin, âgé de 12 ans, est parti jouer sur la plage et s’offrir une petite baignade. Mais quelques temps plus tard, il est revenu en courant et en criant «Papa, papa !».
Le père sursaute et se lance vers son fils pour le prendre dans ses bras. Le garçon sanglotait, il est dans un état épouvantable. Son père lui demande alors de lui raconter ce qui lui est arrivé. En vain. L’enfant continue à pleurer et à sangloter. Il ne prononce aucun mot et semble être en état de choc. Sa mère arrive et tente, de son côté, de l’apaiser et de l’inciter à parler. Pas de réponse, non plus. Il fallait patienter pendant un quart d’heure pour que la mère arrive enfin à convaincre l’enfant de lui raconter sa mésaventure. «Le maître-nageur m’a fait des choses…», dit-il à voix basse.
Bouleversé, le père se précipite à la recherche du maître-nageur. Mais, il ne le connaissait pas. Il n’y avait pas qu’un seul là où son fils nageait, mais bel et bien quatre. Qui est certainement l’un d’eux, mais qui a osé abuser de son fils ? Le père retourne voir son fils pour le conduire vers les quatre maîtres-nageurs. Il fallait absolument que le père sache qui était le coupable. Face aux quatre maîtres-nageurs, l’enfant éclate en sanglot. Il les regarde un à un, puis, toujours en pleurant, il se tourne vers son père pour lui affirmer que le coupable ne se trouvait parmi les quatre. Y a-t-il un cinquième maître-nageur sur la plage ? Oui, répondent les quatre maîtres-nageurs.
Le père de l’enfant se rend alors au poste de la gendarmerie royale de la région pour déposer plainte.
Les agents se sont déplacés à la plage pour interroger les quatre maîtres-nageurs. Le responsable de l’équipe des maîtres-nageurs s’est montré prêt à aider les gendarmes dans leur recherche.
Ils voulaient mettre la main sur le cinquième maître-nageur. Ce dernier a été rapidement retrouvé, interpellé, puis conduit au poste de la gendarmerie pour y être interrogé. Mais, avant, les enquêteurs ont pris note des déclarations de l’enfant. «Je nageais avec d’autres enfants, quand ce maître-nageur s’est approché de moi…», raconte-t-il. Le maître-nageur en cause lui a proposé de lui apprendre à nager comme un professionnel.
L’enfant n’a pas refusé, il était même très content. Le maître-nageur lui a demandé de s’éloigner des baigneurs pour s’exercer tranquillement.
L’enfant l’a suivi et les deux se sont retrouvés seuls, loin des regards des curieux. Ils ont commencé tous les deux à nager. Tout d’un coup, le maître nageur a pris avec force l’enfant entre ses jambes, puis lui a enlevé son maillot.
L’enfant a commencé à crier, à demander secours. Mais, personne ne pouvait l’entendre. Le maître nageur a abusé de lui avant de disparaître. Face aux gendarmes et malgré le témoignage de la victime, le maître nageur a nié l’accusation en bloc. Seulement voilà, un certificat médical délivré à l’enfant atteste bien ses dires : il a été violé.
Le maître nageur a été traduit devant la chambre criminelle près la Cour d’appel d’Agadir, poursuivi en état d’arrestation, pour attentat à la pudeur sur un mineur de moins de 15 ans.

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