Le président d’une association accusé d’avoir abusé d’une fille handicapée mentale

Actuellement, elle est à son vingt-troisième printemps. Elle souffre intensément. Elle s’interroge sur le fait que l’homme avec qui elle couchait lui avait menti. Elle est handicapée mentale. Et pourtant, elle est arrivée à poursuivre ses études jusqu’à la neuvième année de l’enseignement fondamental. Seulement, elle n’a pas pu continuer. Elle est restée chez elle. C’est sa mère qui prend soin d’elle. «Je voulais qu’elle soit intégrée dans la société et qu’elle arrive à communiquer avec son entourage», a précisé sa mère, Fatima, à ALM. Que devait-elle faire pour aider sa fille à quitter, de temps en temps, les quatre murs de son domicile, à communiquer avec le monde, à avoir des relations avec d’autres personnes que sa mère? Elle a cherché à droite et à gauche et elle a appris, enfin, qu’il y a une classe intégrée dans une école primaire de la ville de Rabat où les enfants handicapés poursuivent des cours spéciaux. La jeune fille y a passé deux jours avant de l’abandonner. Pourquoi ? Elle a expliqué à sa mère qu’elle n’a plus envie de prendre des cours. Sa mère n’avait pas de choix et ne pouvait que lui céder. Mais le président d’une association caritative s’est présenté à elle pour lui proposer de laisser la fille entre ses mains pour apprendre la couture. En effet, en vertu d’une convention avec l’Académie de l’enseignement à la ville de Rabat, l’association en question bénéficiait d’un soutien. La mère a accepté la proposition du président de l’association qui a commencé à s’intéresser à la jeune fille. Depuis, celle-ci a commencé à y passer de bons moments. Sa mère l’a remarqué. Elle lui a demandé si elle est heureuse d’apprendre la couture. La jeune fille lui a exprimé sa joie surtout que le président de l’association prenait soin d’elle. Comment ? La mère ne lui en a pas demandé. Ce qui lui importait c’est que sa fille soit à l’aise et heureuse. Cependant, à l’école, une institutrice remarquait que le président de l’association s’intéressait exclusivement à la jeune fille et non pas aux autres. Pourquoi ? Elle n’avait pas de réponse. Elle a remarqué également que le président de l’association conduisait la jeune fille à un bureau qu’il ferme à clé. Pourquoi le fermait-il ? La curiosité a parfois une face positive, comme c’est le cas de cette institutrice. Celle-ci s’est approchée de la jeune fille et lui a demandé ce qu’elle faisait, à chaque fois, au bureau avec le président de l’association. La jeune fille a hésité de répondre au début. Mais, l’institutrice a insisté. Et elle a craché le morceau. Elle a affirmé à l’institutrice que le président de l’association prenait soin d’elle, lui achetait des amuse-gueules, des bonbons et des gâteaux, l’embrassait, lui touchait les seins, lui enlevait le slip, lui faisait l’amour et lui promettait le mariage. L’institutrice a appelé rapidement la mère de la jeune fille et lui a raconté tout ce qu’elle a appris de sa fille. La mère a conduit sa fille chez un gynécologue. Elle a découvert qu’elle n’était plus vierge. Affolée, elle s’est adressée à la police et a déposé plainte. Une enquête a été diligentée par la PJ de la ville. Le mis en cause a nié en bloc avoir violé la jeune fille handicapée et qu’il s’agissait uniquement d’un coup monté par l’institutrice qui a avisé la mère. Après la garde à vue par la police, il a été mis entre les mains du parquet général, puis le juge d’instruction. Celui-ci a décidé de le relâcher et de l’interroger en liberté provisoire.

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