Le principal meurtrier d’un ostéopathe français arrêté après 20 mois de cavale

C’était le mercredi 10 août quand les limiers de la police judiciaire de Sidi Yahia El Gharb ont poussé un soupir de soulagement. Ils ont fini par clore le dossier de l’affaire du meurtre par balles d’un médecin français, Yves. B, né en 1946. L’affaire remonte au vendredi 20 novembre 2009, vers sept heures du matin, quand les gendarmes de la région de Larache ont été alertés pour se dépêcher vers la route nationale n°1, pas loin d’un douar de la commune rurale de Ksar Bjir, à trente-six kilomètres de la ville de Larache en direction de Ksar El Kebir. Rapidement, ils y sont arrivés. Ils ont remarqué le cadavre d’un sexagénaire, criblé de coups d’arme à feu, gisant dans une mare de sang. C’était le cadavre d’un ostéopathe français, installé au Maroc, Yves. B. A son côté se tenait une jeune fille marocaine qui sanglotait à flot. Il s’agit de Touria, née en 1970. Les badauds l’entouraient et tentaient de la calmer. Que s’est-il passé ? La jeune fille a affirmé aux enquêteurs qu’elle était en compagnie de son fiancé, l’ostéopathe français, à bord d’une fourgonnette. Tout d’un coup, une voiture s’est arrêtée à leur hauteur. À son abord, il y avait quatre jeunes hommes cagoulés. L’un d’eux qui était armé d’un fusil a tiré plusieurs coups ciblant le ressortissant français qui a rendu l’âme quelques secondes plus tard. La jeune fille marocaine n’a été touchée par aucune balle. Aussitôt, les quatre assaillants ont descendu rapidement de leur voiture. Ils ont évacué le cadavre de la fourgonnette pour le jeter en plein air et ont obligé la jeune fille de descendre. Le chef de la bande, un certain Chababi, a pris le volant de la fourgonnette et a démarré à toute allure. Qui sont-ils ces quatre jeunes malfrat ? Et pourquoi ont-ils tiré sur le sexagénaire français et non pas sur sa fiancée marocaine ? S’agissait-il d’un règlement de compte ?
Une enquête minutieuse a été diligentée par les éléments de la gendarmerie royale de Larache. De prime à bord, ils sont arrivés à savoir que la famille de la jeune fille s’opposait à son mariage avec le ressortissant français, son aîné de vingt-quatre ans. C’est pourquoi, les enquêteurs ont ciblé au départ de l’enquête la famille de la jeune fiancée. Mais, le résultat était nul. Pas moins de quarante-huit heures, les enquêteurs sont arrivés à mettre hors d’état de nuire deux des quatre mis en cause, J. M et H. D, la trentaine, repris de justice. Le troisième a été arrêté une semaine plus tard. Tous les trois ont avoué être membres d’un quatuor dont M. C, alias Chababi, était le chef de la bande qui agressait les automobilistes qui passaient par la route reliant le nord aux autres villes marocaines. En utilisant le fusil de chasse, il les obligeait de leur céder leurs voitures, leur argent et tous les objets précieux qu’ils portaient sur eux. Les trois mis en cause ont affirmé aux enquêteurs que le chef de la bande, un repris de justice de son état, avait déjà menacé quelques gendarmes avec son arme à feu. Celui-ci n’a été arrêté qu’une vingtaine de mois plus tard à Sidi Yahia El Gharb. Après son interrogatoire, il a été remis, samedi 13 août, au parquet général près la Cour d’appel de Kenitra.

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