Le rapport du médecin légiste l accable, l instruction le blanchit

Le rapport du médecin légiste l accable, l instruction le blanchit

Chorouk ne se rend plus à l’école. Cette fillette de neuf ans ne veut plus quitter son domicile situé à Hay Al Amal, quartier Sidi Bernoussi, à Casablanca. Elle se renferme sur elle et s’abstient même d’aller chez un psychiatre. Mais qu’est-il arrivé à cette petite fille très active, intelligente, toujours propre et brillante dans ses études primaires ? Sa mère qui a abandonné toutes ses affaires pour se consacrer à sa fille ne sait plus à quel saint se vouer. «Je n’oublierai jamais ce jour de juin 2012 quand ma fille est venue me raconter ce qui lui était arrivé à l’école», raconte, en pleurs, à ALM Ghizlane. «Elle m’a confié que le répétiteur l’a abusée sexuellement», ajoute-t-elle. A peine 300 mètres séparent leur domicile de l’école et pourtant sa grand-mère se chargeait de l’accompagner chaque jour.
«Quand je suis rentrée aux toilettes le répétiteur m’a suivie et a refermé la porte. Il m’a demandé de me tourner vers le mur et de lever les bras en haut. Et il a pénétré ses trois doigts par derrière…», confie à ALM avec innocence la petite Chorouk. Cette dernière se souvient de la scène comme si elle venait de se produire. «Il m’a menacée de me donner un zéro et de me tuer si je racontais quoi que ce soit à ma mère», ajoute la fillette. Le rapport du médecin légal daté de 16 juillet 2012 atteste que la fillette a fait l’objet d’un viol. Une plainte a été déposée auprès de la police judiciaire. Le répétiteur a été arrêté par la police. Soumis aux interrogatoires, il a nié avoir abusé sexuellement de la petite écolière. Après les 48 h de garde à vue, il a été mis entre les mains du parquet général près la Cour d’appel de Casablanca qui l’a traduit en état d’arrestation devant le juge d’instruction. Seulement, ce dernier lui a fait bénéficier de la liberté provisoire. Et six mois plus tard, il l’a blanchi prétextant qu’il était impuissant sexuellement. L’affaire n’est pas encore close puisque le parquet général a réagi à cette décision du juge d’instruction. Soutenue par l’association «Touche pas à mes enfants», Chorouk continue de réclamer justice.

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