Les agents de police ont agi en légitime défense

Les agents de police ont agi en légitime défense

«Jrana» de son vrai nom, Abdelhadi Khazzar a été enterré, avant-hier mardi, au cimetière Al Ghofrane, préfecture Ben Msik-Sidi Othman, à Casablanca. Une information qui ne pourrait même pas être mentionnée à la rubrique «Faits divers», si ce «Jrana» qui veut dire «Grenouille» n’était pas un repris de justice ayant à son triste palmarès comme motifs : vol qualifié, coups et blessures et trafic de drogue, si ce n’était pas une personne agressive et cruelle, qui jouissait d’une mauvaise réputation au Bloc 48, quartier Lalla Meriem et qui a fini par mourir par une balle au niveau du cœur. «C’est un malfrat sans pitié, issu d’une famille de criminels…L’un de ses frères a rendu l’âme en prison et un autre y purge actuellement une peine d’emprisonnement pour trafic de drogue… », assure une source policière à ALM. 
Abdelhadi Khazzar, alias Jrana, alias Tiladi est né au sein d ‘une famille ayant, selon une source policière du District de Ben Msik-Sidi Othman, la criminalité dans le sang. À son vingtième printemps, Jrana était déjà un professionnel en vol qualifié et trafic de drogue. Mais, son professionnalisme ne l’a pas épargné d’être arrêté par la police pour vol qualifié, coups et blessures et être mis entre les mains de la chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca qui lui a infligé une peine d’emprisonnement de trois ans ferme.
Libéré en 1995, il a été incarcéré une deuxième fois quelques mois plus tard et ce pour les mêmes motifs. Et la même cour l’a condamné à quatorze ans de réclusion criminelle. Gracié sans avoir purgé dix ans de prison, il a trouvé une fois encore la liberté. Malheureusement, il n’avait pas l’intention de renoncer à ses comportements criminels surtout que le milieu familial où il vivait après chaque relâchement ne lui permetrait pas de penser à changer son parcours d’un criminel. D’abord, selon des sources policières, il ne quittait la prison que pour y laisser un membre de sa famille.  En 2006, alors qu’il était à son trente-quatrième printemps, il a été épinglé une troisième fois par la police de Ben Msik, et ce, pour vol simple et trafic de drogue. Traduit devant la chambre correctionnelle près le Tribunal de première instance, il a été condamné à un an de prison ferme.
Relâché en 2007, il n’est pas resté les bras croisés. Au contraire, il s’est lancé à fond dans le monde de trafic de drogue. La preuve est que durant moins d’une année, pas moins de neuf note, de recherche à l’échelle nationale ont été diffusées contre lui. Autrement dit, il a été dénoncé par neuf dealers ou toxicomanes auxquels il vendait le haschich. Depuis, il était recherché par la police.
Lundi soir, il s’est retrouvé face-à-face avec les policiers de la PJ de Ben Msik qui n’avaient pas l’intention de le rater. Malheureusement, il s’est réfugié dans un domicile pour être à l’abri des limiers qu’il menaçait avec un coutelas, un couteau cran d’arrêt et une bombe lacrymogène. Avec ses armes blanches, il est arrivé à blesser un inspecteur de police au niveau des doigts de sa main gauche. Pour protéger la vie de ce dernier, apprend-on auprès d’une source policière du District de Ben Msik, l’un des quatre éléments de police qui étaient sur les lieux a pris l’initiative de brandir son arme à feu et de solliciter «Jrana» de se rendre. En vain. Et le policier a été obligé de tirer à bout portant pour l’abattre. La police a saisi ses armes blanches, une somme d’argent de 1070 dirhams, cinq comprimés psychotropes et quatorze morceaux de haschich. Et l’histoire de «Jrana », qui a semé durant plusieurs années la terreur au quartier Lalla Meriem, a été terminée comme celle de «Al wahch» (le monstre), le trafiquant de drogue et l’agresseur notoire de la région de Lyayda, à Salé, qui a été tué, le samedi 6 septembre, par une balle au niveau de la tête après avoir blessé par ses armes blanches trois policiers.

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